Actualités des Jeux Videos

Retrouvez toute l'actualité des jeux vidéos

FIFA, entre changement de nom et histoires de gros sous – Actu

FIFA, entre changement de nom et histoires de gros sous - Actu - Actualités des Jeux Videos

Si l’on en croit les témoignages recueillis par le quotidien américain, les négociations en cours depuis au moins deux ans autour du renouvellement du contrat de licence se heurteraient à un mur. A tel point qu’une rupture définitive après la Coupe du monde au Qatar 2022, au terme de la dixième et dernière année de contrat qui lie les deux parties, n’est pas exclue ; c’est du moins ce que suggérait le dernier communiqué de Cam Weber, président exécutif et directeur général d’EA Sports, publié il y a quelques jours. Et comme souvent au moment de renégocier les droits liés au sport roi qu’est le football, ce sont les sommes exigées qui sont au coeur des tractations.

Toujours selon les sources du New York Times, la FIFA chercherait en effet à obtenir plus du double de ce qu’elle perçoit actuellement d’EA Sports – environ 150 millions de dollars par an. Ce qui porterait le versement à plus d’un milliard de dollars pour un cycle de quatre ans, calqué sur celui de l’organisation actuelle de la Coupe du monde. La somme en jeu ne serait pas la seule raison de ce profond désaccord : la FIFA et Electronic Arts ne parviendraient pas à s’entendre sur ce que sont censés inclure les droits d’exclusivité ayant trait à la licence. Et le fait de rendre ces démêlés publics sont tout sauf anodins pour un observateur particulièrement proche du dossier, nul autre que Peter Moore. “Je ne me souviens pas qu’ils aient jamais publié une déclaration disant que nous étions en négociations pour un renouvellement de la licence“, aurait ainsi répondu l’ancien haut dirigeant de la société, avant de devenir manager général du Liverpool FC à partir de 2017, y décelant très clairement “un petit signal“.

Du côté d’Electronic Arts, la mainmise sur le créneau du football virtuel en l’absence de véritable challenger suffirait à envisager un changement de nom. Les responsables estiment sans doute le préjudice commercial assez limité dans le cas d’une franchise qui multiplie par ailleurs les accords de licence avec les différents clubs représentés ; le NY Times parle 300 autres contrats conclus avec d’autres organisations, qu’il s’agisse des clubs, des compétitions de l’UEFA ou des championnats nationaux comme la Ligue 1. Dans la mesure où la licence de la FIFA n’accorde à EA Sports que l’utilisation du nom et du logo de l’organisation, ainsi que les droits sur la Coupe du monde pour des éditions spéciales tous les quatre ans, le géant américain ne verrait pas l’abandon de la licence d’un si mauvais oeil. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si l’éditeur américain a communiqué tout à fait librement sur la prolongation du contat qui le lie à la FIFPRO, l’organisation qui représente les joueurs professionnels à l’échelle mondiale, pour continuer d’utiliser notamment l’image des athlètes.

A lire également | Notre test de FIFA 22

A qui perd gagne ?

De son côté, la FIFA préférerait circonscrire l’exclusivité d’EA au cadre strict d’un jeu de football, dans le but vraisemblable d’identifier de nouvelles sources de revenus pour les droits qu’elle partagerait auprès d’autres contractants. EA Sports aimerait plutôt poursuivre sa stratégie de croissance en élargissant l’écosystème en place au sein de FIFA, en explorant les tournois eSport ou la vente de NFT. De quoi compléter allégrement les rentrées d’argent générées par le seul mode Ultimate Team, qui aurait engrangé près de 1,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires rien que pour l’année dernière, selon l’analyste Piers Harding Rolls cité par le New York Times.

En cas de rupture après plus de vingt-cinq ans de mariage, la FIFA se priverait d’une manne garantie pour le financement de ses propres projets, comme une nouvelle Coupe du monde élargie aux clubs, ou un rendez-vous fixé tous les deux ans. Mais la contre-offensive serait déjà lancée. Pour trouver de nouvelles sources de revenus, les responsables de la FIFA ont étudié la possibilité de vendre des licences de jeux vidéo et de produits numériques qui ne sont pas liés au football. Au risque de mettre en péril l’exclusivité pour laquelle EA Sports consacre une belle part de son budget – une marque qui a pourtant largement bénéficié de l’exposition du géant américain depuis 1993.

La décision devrait être entérinée d’ici à la fin de l’année, mais les pontes d’EA ont déjà ouvert plusieurs portes de sortie. Le dépôt de marque EA Sports FC, enregistré auprès de l’Union Européenne et des autorités britanniques, en fait partie.

A lire également | EA Sports FC : FIFA s’oriente déjà vers son changement de nom

Lire l’article original sur Gamekult

FIFA, entre changement de nom et histoires de gros sous - Actu - Actualités des Jeux Videos Like

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *