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un remaster malheureusement pas à la hauteur

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C’est un numéro d’équilibriste auquel s’affaire Nintendo en choisissant d’adapter The Legend of Zelda : Skyward Sword sur Nintendo Switch. Pensé en son temps pour el famoso « motion gaming » de la Wii, le jeu avait fait le choix de limiter les contrôles pour permettre aux joueurs de prendre le temps de gérer à la fois la Wiimote et le Nunchuk. Une hérésie déjà à l’époque, et une complication supplémentaire pour les équipes de développement en 2021. Alors certes, les puristes qui souhaitent aborder le jeu avec l’expérience originelle peuvent toujours garder les contrôles de l’époque grâce aux fonctionnalités gyroscopiques des Joy-Con, mais ils devront se frotter à ce gameplay qui laissait déjà à désirer en 2011. En optant pour cette approche si spéciale, les combats se figent et perdent énormément en liberté, avec ce lock permanent et obligatoire qui rend les affrontements rédhibitoires. Donner des coups d’épée en gesticulant devant son écran, ça va 10 minutes, mais pendant toute l’aventure, c’est vite laborieux, surtout que la reconnaissance des mouvements est loin d’aussi parfaite qu’on veut bien nous faire croire. Et vous verrez que lorsque ça part en cacahuète, passer son temps à recalibrer le Joy-Con en plein combat devient extrêmement pénible. En revanche, sur la version Switch, il est désormais possible de contrôler la caméra avec le stick analogique, chose qui était impossible en 2011, la Wiimote étant dépourvue de stick. C’est un détail dit comme ça, mais ça permet d’assouplir le gameplay, lui qui est déjà bien clôitré.

 

Malgré tout, conscient que la jouabilité Wii avait déjà divisé les joueurs en son temps, Nintendo a donc eu la bonne intelligence de proposer un gameplay plus classique, sans motion gaming, mais cela ne va pas régler entièrement nos problèmes. Bah non, parce que c’est là où se trouve la grande difficulté, à savoir travestir un gameplay basé sur des gestes fougueux face à son écran, en les transposant avec contrôles basiques. Sur le papier, une fois le motion gaming désactivé, la totalité des commandes est assignée aux boutons, pendant que la reconnaissance des mouvements est désormais placée au niveau du stick analogique. En gros, pour taper avec votre épée, il suffit de donner une direction avec le stick et cela fonctionne aussi avec les autres items tels que le lasso, le filet à papillons et même les bombes à lancer. En revanche, là où le bât blesse, c’est qu’une fois les attaques assignées au stick, il est plus possible de contrôler la caméra avec ce dernier. Nintendo a cependant trouvé une petite astuce : il faut alors maintenir le bouton L puis jouer avec le stick. Ce n’est franchement pas intuitif et dans un affrontement un peu tendu, on s’emmêle même les pinceaux. Pire, pour switcher d’item, il faut systématiquement le ranger d’une pression sur la touche B, puis repartir sur la manipulation de base. On vous raconte pas comment le tout ralentit l’expérience et devient même lourdingue quand il vaut être vif et efficace. Là où les développeurs auraient pu être malins, c’est en faisant appel à l’écran tactile de la Nintendo Switch, option valide pour tous types de consoles Switch, et qui aurait pu assouplir un peu plus ce gameplay bancal. Parce que oui, vous l’avez compris, si par malheur, vous jouez sur Nintendo Switch Lite, vous n’aurez malheureusement pas le choix, les Joy-Con n’étant pas détachables…

 

Si le gameplay ne s’est guère amélioré en passant sur Nintendo Switch, The Legend of Zelda : Skyward Sword HD aurait pu se rattraper au niveau de sa technique. Mais les trailers n’étaient malheureusement pas trompeurs, les différences entre le jeu d’origine de 2011 et cette version – à peine – restaurée de 2021 demeurent mineures. Oui, cette version HD se révèle être plus digeste visuellement, mais on part tellement de loin que c’est difficile d’être subjugué. C’est d’autant plus vrai qu’à l’époque, la Wii était déjà une console techniquement dépassée, et la direction artistique du jeu n’était pas la plus probante non plus. Si le style Paul Cézanne fait son petit effet, avec ses couleurs pastels et son rendu un brin abstrait, le character design jure pas mal. Il suffit de croiser le regard de Link pour se demander si lui non plus n’a pas cédé aux sirènes de la chirurgie plastique. Yeux globuleux et bouche pimpée façon Nabila, il y a de quoi se poser les questions. C’est d’autant plus curieux que ce rendu décalé jure uniquement sur les personnages de Link et de Zelda, les autres protagonistes s’adaptant plutôt bien à ce coup de crayon un peu anamorphique. Les environnements, déjà assez vides et cubiques à l’époque, ont mal vécu les 10 ans d’évolution du jeu vidéo. Compliqué en effet en 2021 d’accepter qu’une boule puisse avoir des côtés géométriques… On va pas se mentir, la magie Zelda, contrairement à celle vécue dans Breath of the Wild, n’y est pas et à cela s’ajoutent les animations robotiques de Link qui gâchent encore plus l’expérience.

 

On note tout de même quelques améliorations dans ce Zelda : Skyward Sword HD, à commencer par un frame-rate qui tourne à 60 images par seconde. C’est certes la norme imposée aujourd’hui, mais le titre gagne en fluidité et l’aventure se parcourt plus agréablement. Autre élément qui rend le jeu plus agréable : l’aide de Fay qui devient optionnelle. En effet, ses interventions sont désormais réduites à l’essentiel, sachant qu’il est possible de faire appel à elle manuellement. Cela permet de ne plus casser le rythme de l’aventure comme c’était le cas en 2011. Toujours dans l’idée de rendre le jeu plus agréable, il est possible d’accélérer les dialogues et de zapper les cinématiques d’une simple pression sur le Bouton B. De même, les fenêtres d’information ne se répètent plus et chaque explication donnée sur un objet à collectionner n’apparaisse que la première fois où l’objet est récupéré. Des petits réajustements appréciables certes, mais qui ne permettent malheureusement pas sauver le jeu de ses incessants allers et retours dans Célesbourg. On ne va pas revenir sur les défauts principaux qui sont inhérents au jeu d’origine, et on vous invite à relire notre test de 2011, mais clairement The Legend of Zelda : Skyward Sword HD est de loin l’épisode le moins appréciable de la saga, malgré un scénario sur les origines plutôt intéressant. On ne peut pas tutoyer la perfection à chaque fois, n’est-ce pas ?

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