Actualités des Jeux Videos

Retrouvez toute l'actualité des jeux vidéos

le roi du RTS mérite-il vraiment une haie d’honneur ?

le roi du RTS mérite-il vraiment une haie d'honneur ? - Actualités des Jeux Videos

Les trois premiers volets de la série Age of Empires ont connu des sorties relativement rapprochées puisqu’ils ont respectivement vu le jour en 1997, 1999 et 2005. Mais par la suite, les fans n’ont eu que des extensions et remasters à se mettre sous la dent. Cette période creuse de seize ans prend fin ce mois-ci, avec la sortie d’un quatrième opus d’autant plus attendu que ce sont de véritables spécialistes du RTS qui sont aux commandes. Après Homeworld, Impossible Creatures, Company of Heroes et Warhammer 40,000: Dawn of War, Relic Entertainment nous propose donc enfin de découvrir le très attendu Age of Empires IV.

Si jusqu’à maintenant chaque épisode de la série concernait une nouvelle période historique, Age of Empires IV fait le choix de la sécurité et nous propose un retour au Moyen-Age, prenant ainsi exemple sur le bien-aimé Age of Empires II. En attendant de futures extensions, le jeu nous propose pour l’heure huit civilisations jouables. Vous pourrez donc incarner au choix les Anglais, les Chinois, la Dynastie des Abbassides, les Français, les Mongols, les Rus’, le Saint Empire Romain et le Sultanat de Delhi. Chacune de ces factions dispose de quelques caractéristiques qui lui sont propres, que ce soit en matière de statistiques, d’unités ou de bâtiments. La Dynastie des Abbassides récolte les baies plus rapidement que la moyenne mais ne peut pas chasser les sangliers, les palissades des Rus’ sont plus solides, les technologies d’économie des Français coûtent moins cher, les Chinois construisent leurs bâtiments plus rapidement, etc.

La civilisation qui se démarque le plus est sans conteste possible celle des Mongols, puisqu’il s’agit de la seule à se jouer vraiment différemment. Afin de traduire dans le gameplay son caractère nomade, les développeurs lui ont en effet donné la possibilité de déplacer tous ses bâtiments. Autant dire qu’en multi, nombreux sont les joueurs à privilégier ce camp. Le solo est quant à lui articulé autour de quatre campagnes indépendantes : la Conquête normande, la Guerre de Cent ans, l’Empire Mongol et l’Ascension de Moscou. Naturellement bien plus scriptées qu’une partie en escarmouche, les différentes missions nous donnent également le contrôle de quelques figures héroïques (Guillaume le Conquérant, Jeanne d’Arc, Gengis Khan…) disposant de capacités spéciales. Il est globalement très agréable de jouer tous ces événements historiques, grâce aux maps bien pensées, aux objectifs clairs, à la prise en main immédiate, et à une progression didactique qui n’oublie pas les novices du genre. Mais étonnamment, c’est l’enrobage des missions qui se montre le plus séduisant.

 

UNE BONNE LEÇON

Ainsi, le contexte historique est toujours correctement expliqué. Même les plus allergiques à l’histoire arriveront à comprendre les différents enjeux. Cette narration efficace se montre d’autant plus éducative qu’elle utilise de superbes scènes cinématiques pour appuyer son propos. Disponibles en résolution 4K si vous le souhaitez, ces vidéos incrustent les silhouettes numériques des combattants d’antan dans les décors réels de notre époque. Extrêmement élégant, ce procédé renforce le lien avec le passé et l’intérêt que l’on peut ressentir pour les événements décrits dans les campagnes. Histoire de renforcer encore plus l’aspect éducatif du jeu, la progression solo permet de débloquer de véritables vidéos documentaires. Leur visionnage est totalement facultatif, mais vous auriez bien tort de les délaisser, car elles sont suffisamment courtes et bien réalisées pour ne jamais susciter l’ennui. Ce souci d’ancrer Age of Empires IV dans la réalité se retrouve également dans les voix d’acquiescement des unités, qui s’expriment dans le langage d’époque. Lancer un chevalier normand à l’assaut de troupes anglaises et l’entendre déclamer quelque chose ressemblant à “affaibloyonsse l’anemi !” ne manque pas de saveur. Le souci du détail est même poussé jusqu’à faire évoluer les répliques en fonction de l’avancement de notre civilisation. Au fil du temps, on comprend donc de mieux en mieux les interjections de nos petits soldats et paysans.

 

UN JEU MOYENÂGEUX ?

La saga étant passée à la 3D en 2005 à l’occasion du troisième épisode, le quatrième continue naturellement sur cette lancée. Les graphismes supportent la 4k, ne manquent pas de détails, sont plutôt mignons et ont le bon goût de rester lisibles en permanence, y compris dans les combats les plus peuplés. Mais ne vous attendez tout de même pas à en prendre plein les yeux. L’aspect visuel est incontestablement propre, mais reste classique et jamais réellement impressionnant. Le gameplay suit lui aussi la voie du classicisme et ne change pas grand-chose à la formule d’origine. Les unités suivent une fois de plus un schéma “pierre papier ciseaux”, et il faut toujours faire évoluer notre civilisation d’un âge à un autre (âge sombre, âge féodal, âge des châteaux et âge impérial). Microsoft et Relic Entertainment ont là aussi choisi la voie de la sécurité pour relancer la franchise. Nous sommes dans un pur RTS “à l’ancienne”, modernisé dans la forme mais pas dans ses mécaniques. Après tout, cela permet aux anciens joueurs de retrouver facilement leurs marques et aux nouveaux de profiter d’un gameplay éprouvé. Il est regrettable en revanche qu’aucun réel progrès en matière d’intelligence artificielle ne se fasse sentir. L’IA continue en effet d’avoir des comportements douteux par moments, les ennemis sonnant parfois la retraite sans raison ou arrivant par petites vagues bien trop modestes pour constituer une réelle menace. Autre lacune, plus anecdotique toutefois : il est impossible de changer l’orientation des bâtiments avant de les placer sur la carte. Les amateurs de jolies villes bien alignées en seront pour leurs frais.

Lire l’article original sur jeuxactu.com

le roi du RTS mérite-il vraiment une haie d'honneur ? - Actualités des Jeux Videos Like

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.