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Requin, loup, dauphin : Ces jeux qui nous font incarner des animaux


Joueur de tennis, pilote de formule 1, aventurier téméraire, chasseur de dragon, tueur à gages… le jeu vidéo permet à la fois de transgresser les interdits et de nous faire vivre des expériences vécues par les grands de ce monde. Par sa liberté créative, le média s’est rapidement mis à exploiter des personnages à la Disney ou Tex Avery, à savoir des animaux anthropomorphes dont certains sont devenus des héros emblématiques (Sonic, Fox McCloud, Crash Bandicoot…). Étonnamment, les œuvres mettant en scène de véritables animaux sont beaucoup moins nombreuses et il est souvent intéressant de découvrir l’approche choisie par les développeurs pour faire incarner la faune réelle, telle qu’elle est dans la vie de tous les jours. Ainsi, on vous a dégoté une dizaine de titres qui devraient vous rappeler pas mal de souvenirs.

ECCO THE DOLPHIN

Mammifère aquatique d’une grande beauté, le dauphin est une créature aussi majestueuse que mystérieuse. Au début des années 1990, des rumeurs commencent à circuler à propos d’une exclusivité Mega Drive appelée « Dolphin ». Cette œuvre, qui deviendra Ecco the Dolphin, est née de l’esprit du créateur Ed Annunziata. Ce dernier, à la recherche d’un concept original, a trouvé génial l’idée d’incarner un cétacé. Il s’est alors plongé dans les livres et a fini par s’inspirer de l’ouvrage « Sounding » de Hank Searls qui explique, notamment, le principe de l’écholocalisation (ou écholocation). Le développeur a ainsi conçu le gameplay du jeu en s’appuyant sur le sonar de l’animal. Pour les musiques, Ed Annunziata voulait quelque chose se rapprochant de Pink Floyd et de leurs titres très planants. Lors d’une réunion, l’intéressé a voulu nommer son héros Delphinus mais le directeur marketing de SEGA of America, Al Nielsen, a proposé le nom Botticelli pour surfer sur la vague du succès des Tortues Ninja et de leurs prénoms d’artistes italiens. Horrifié, Ed Annunziata a finalement trouvé son échappatoire grâce à Clyde Grossman, son patron. C’est lui qui a suggéré le nom d’Echo pour la référence à l’écholocalisation et Annunziata, étant d’origine italienne, a choisi l’écriture Ecco. C’est ainsi qu’Ecco the Dolphin est arrivé sur Mega Drive, amenant avec lui toute la fraîcheur d’un jeu d’exploration teinté d’écologie et de surnaturel. D’une beauté hypnotisante à l’époque, la cartouche était un sacré pari mais beaucoup gardent des souvenirs inoubliables de leur périple marin. Il faut dire qu’incarner un dauphin, c’était quelque chose !

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KOLIBRI

Passé un peu inaperçu, la faute à un parc installé de 32X très faible, Kolibri est également une œuvre d’Ed Annunziata. À l’époque, SEGA a besoin de jeux pour l’extension de la Mega Drive et le créateur leur propose un nouveau concept étonnant : un shoot avec un colibri ! Un jour, alors qu’il était en train de fumer une cigarette, l’oiseau a surgi et s’est pris la fumée en pleine poire. Ed Annunziata, surpris, l’a alors vu déguerpir. Puis, quelques jours plus tard, ce même colibri est réapparu et il avait une attitude plus agressive, comme s’il se souvenait de cet homme qui lui avait craché la fumée dans le bec. Ed Annunziata a été surpris par la bravoure de ce petit animal et ce fut un déclic pour réaliser un jeu mettant en scène un tel volatile. Comme dans Ecco, on retrouve une part de mystères et de surnaturel puisque l’avatar est carrément capable de… tirer. Kolibri est en effet un shoot bucolique reposant sur des graphismes divins et ce déplacement si caractéristique de l’oiseau (avec ses ailes qui battent à toute vitesse). Un vrai plaisir de se défaire de cette nature hostile et surprenante.

DOG’S LIFE

Comme son nom l’indique, Dog’s Life vous propose de prendre le contrôle d’un chien ! Jake doit venir en aide à celle qui convoite, Daisy. Embarqué par la fourrière, sa cage tombe du camion et il se retrouve en rase campagne. À l’image du film « L’incroyable voyage » de Disney, l’animal parle mais conserve ses conditions de canidé et cette approche est plutôt originale. Le joueur peut ainsi faire aboyer son toutou, le faire sauter, creuser le sol, attraper des objets dans sa gueule ou bien utiliser son « odorama » afin de détecter les odeurs, traces de pas ou encore les points d’intérêt. Mélange entre exploration et défis, Dog’s Life propose un gameplay assez simple, qui oblige parfois à tâtonner, mais c’est une œuvre rafraîchissante avec ses dialogues amusants (les doublages sont très inégaux en revanche) et une chouette sensation de liberté. Le chien peut vraiment se fourrer partout, nager et il est toujours à l’affût de la moindre bêtise. Un jeu champêtre et amusant mais qui n’est pas resté dans les mémoires, la faute à un manque de rythme.

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MR. MOSKEETO

Intitulé « Ka » au Japon, qui signifie moustique, Mr Moskeeto est un jeu délirant dans lequel on incarne un représentant de ces satanés suceurs de sang. L’aventure se déroule au sein d’une famille japonaise, les Yamada, et le but est de faire un maximum de victimes dans les différentes pièces de la bâtisse. Mais pour atteindre son objectif, le joueur doit parfois interagir avec l’environnement afin de motiver le déplacement des protagonistes. Ainsi, il faut par exemple éteindre la lumière pour que la jeune fille se lève et qu’elle soit à votre merci. Les endroits des piqûres sont localisés et il n’y a pas de phase d’infiltration à proprement parler (tout au plus du QTE à suivre durant la phase de piqûre) mais les situations sont très cocasses et il faut prendre garde aux Yamada qui n’hésitent pas à utiliser toutes les techniques pour vous fracasser. Très japonais dans le concept et le style, Mr. Moskeeto est un jeu amusant, souvent très drôle et attachant.

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FROGGER

Au fil du temps, il est vrai que Frogger a été un peu humanisée comme peuvent l’être les Sonic et Crash Bandicoot mais si l’on s’en tient à l’original, c’est bel et bien une grenouille « lambda » que le joueur incarne. Paru en juin 1981, il y a bientôt quarante ans, Frogger invite l’utilisateur à sauver la vie du batracien en lui faisant éviter des obstacles mortels pour l’amener jusqu’à son habitat naturel. Cela commence par une route en pleine heure de pointe, avec des véhicules à éviter, puis le périple de l’animal se poursuit sur des rondins de bois flottant sur une rivière. Le concept est simple mais ce titre, signé par les développeurs de Konami, est devenu culte avec le temps. Il faut dire que l’ensemble est particulièrement réussi, avec de belles couleurs pour l’époque et une animation des plus convaincantes. Un grand classique, prenant et intemporel.

UNTITLED GOOSE GAME

Dans Untitled Goose Game, le joueur prend le contrôle d’une oie ! Jeu d’infiltration de type bac-à-sable, cette œuvre repose sur un concept tout simple : se faufiler dans la population et semer la panique en embêtant n’importe quel quidam qui passe à portée de bec. C’est drôle, original et on prend un vrai plaisir à déambuler en ville pour mettre la zizanie. Rues marchandes, parcs ou carrément jardins d’habitations, l’oie a beau être un animal plutôt élégant, ce titre démontre – avec humour – que cette créature peut aussi être une vraie terreur. Et ne vous fiez pas à sa direction artistique très simple (mais réussie), certains objectifs sont redoutables et le titre est bourré d’idées géniales. L’ensemble est certes très court (2 heures environ) mais sa fraîcheur et son idée de base en font une pépite indé à découvrir absolument.

MANEATER

Après le dauphin, place au requin ! Dans Maneater, on incarne la fameuse terreur des mers dans un jeu où il va falloir croquer du touriste et dégommer des bateaux. Bien qu’assez perfectible (contrôles, intelligence artificielle, renouvellement des objectifs…), cette plongée en eaux troubles est un bon défouloir mais qui demeure beaucoup plus trop répétitif pour marquer les esprits. Ceci dit, il est plutôt joli et il n’y a pas moins de huit régions à explorer. Non avare en passage bien fun, comme lorsqu’on attrape un badaud sur la plage pour le projeter sur des objets ou diverses embarcations, c’est vraiment une oeuvre décalée. Avec son système d’expérience et son dynamisme, Maneater a un charme à l’ancienne qui aurait finalement mérité d’être mieux exploité et plus varié. Mais pour celles et ceux qui veulent rejouer le remake des Dents de la Mer, ça peut être une bonne pêche.

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GOAT SIMULATOR

On quitte l’océan pour revenir sur la terre ferme. Dans Goat Simulator, le joueur prend le contrôle d’une chèvre mais cette dernière a la particularité d’être invulnérable et solide comme un roc. Grand bac-à-sable au n’importe quoi, l’œuvre de Coffee Stain Studios est un défouloir qui rappelle des jeux comme PAIN sur PlayStation 3, dans le sens où la chèvre se grime en projectile destructeur. Il n’y a pas vraiment de fil conducteur si ce n’est qu’il faut suivre les objectifs pour gonfler son score. À l’origine, ce programme n’était qu’une parodie du jeu Dead Island mais la communauté des joueurs a trouvé cela si génial qu’elle a fait pression pour que la démo devienne un vrai jeu. Grâce à ses bugs délirants, Goat Simulator est une curiosité hilarante et il est même possible d’y ajouter des extensions permettant l’utilisation d’un jetpack ou la possibilité d’incarner de nouvelles espèces animales. Une loufoquerie comme on les aime.

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OKAMI

Okami, c’est l’histoire d’un chef d’œuvre qui s’est vendu en France à environ 2 000 exemplaires lors de sa sortie sur PlayStation 2. Bien qu’acclamé par la presse spécialisée, le titre a été boudé et n’a finalement atteint son statut de jeu culte que bien des années plus tard. Dans Okami, le joueur incarne la déesse Amaterasu réincarnée dans un sublime loup blanc (le légendaire Shiranui) qui parcourt les terres ancestrales du Japon en utilisant un pinceau magique pour interagir avec l’environnement. Forte d’une direction artistique somptueuse, inspirée par les estampes et autres calligraphies du pays du Soleil Levant, l’œuvre de Hideki Kamiya et d’Asutchi Inaba est une poésie ludique. Dépaysant comme jamais, Okami est l’avant-dernier jeu du studio Clover qui fermera ses portes en 2007 après l’arrivée de God Hand sur PlayStation 2. Okami n’est, heureusement, pas tombé dans l’oubli grâce à son adaptation Wii et son remake HD paru sur de multiples supports. Une perle à découvrir et redécouvrir.

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BAD MOJO

Le meilleur pour la fin ? Tout dépendra de vos goûts personnels mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Bad Mojo ne manque pas d’originalité puisqu’on y incarne… un cafard. En réalité, il s’agit d’un entomologiste, Roger Samms, qui se retrouve coincé dans ce corps et qui va devoir réfléchir à sa condition d’être humain en explorant le Eddie’s Bar, un troquet miteux de San Francisco. Il faut dire qu’avant de se transformer, il a mis au point – contre une subvention d’un million de dollars – une solution toxique pour éradiquer les cafards. Jeu d’exploration morbide et glauque, Bad Mojo est une œuvre au concept unique puisant des éléments dans l’ouvrage La Métamorphose de Franz Kafka. Dans la catégorie OVNI, voilà un titre qui ne manquera pas de vous interpeler. Contrôler un cafard ? Il fallait oser.

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