Actualités des Jeux Videos

Retrouvez toute l'actualité des jeux vidéos

la Chine a enfin son Muramasa, une plutôt belle réussite !



Le Test

Si historiquement le jeu vidéo asiatique a toujours été dominé par le Japon, les choses sont en train de changer à vitesse grand V. La Chine se réveille et fait de plus en plus parler d’elle. Après le succès fulgurant de Genshin Impact et en attendant l’arrivée du très prometteur Black Myth Wu Kong, ce sont les développeurs tri-urbains (Shangai, Shenzhen, Pékin) de NExT Studios qui font aujourd’hui parler d’eux, avec la sortie sur consoles de Bladed Fury, un jeu d’action clairement inspiré par Muramasa : The Demon Blade.

Evidemment, le contexte historique est ici chinois et non japonais. Les faits racontés ont lieu durant la Période des Royaumes combattants, qui a démarré au IVème siècle av. J.-C. et nous assure donc un certain dépaysement. Accusée du meurtre de son père, la princesse Ji est obligée de fuir le palais et cherche à se venger du Duke Tian, qui l’a piégée et a épousé sa sœur Shu. Ce contexte a priori prosaïque se teinte très rapidement de fantastique, ce qui amène Ji à mettre un pied dans le royaume des morts et à rencontrer fantômes, squelettes, dieux anciens, démons et autres âmes perdues. Cet aspect surnaturel n’est évidemment pas pour nous déplaire. Il est d’autant plus facile de l’apprécier que la direction artistique s’avère franchement séduisante. Elle s’inspire avec brio des estampes chinoises et nous propose une 2D colorée, où des effets spéciaux chatoyants côtoient des décors et des personnages qu’on jurerait peints à la main et découpés dans du papier.

Le résultat se situe quelque part entre les graphismes de Muramasa : The Demon Blade et ceux de Mark of the Ninja, deux références hautement recommandables. De la calligraphie chinoise, quelques écrans fixes extrêmement stylisés, et une ou deux citations de Confucius viennent renforcer encore plus l’ambiance asiatique. D’ailleurs les développeurs n’ont pas hésité à nous faire combattre par moments en ombres chinoises, lorsque l’héroïne et ses adversaires se retrouvent derrière des paravents. Le système de combats s’avère également plutôt réussi. Les joueurs les plus acharnés pourront dans un premier temps regretter le manque de complexité des combos, puisqu’il suffit de marteler la même touche pour sortir les coups de base. Mais il faut tenir compte des âmes que l’on gagne au fil des affrontements et qui permettent de débloquer des coups supplémentaires. Surtout, il devient assez rapidement nécessaire de faire preuve de tactique si l’on ne veut pas passer trop de temps face à chaque adversaire.

 

SUPPLICES CHINOIS

Le jeu nous propose en effet une parade et une esquive (de type dash) particulièrement importantes. La première permet non seulement de bloquer certains coups mais également d’enchaîner sur des ripostes très puissantes. La seconde offre quant à elle quelques précieuses frames d’invincibilité. La palette de mouvements tend également à privilégier tout ce qui est “contrôle aérien”, puisqu’il est possible d’enchaîner saut, double saut, esquive et coups pour rester un maximum de temps en l’air et mettre à mal les ennemis haut perchés. Du côté des armes il faut se contenter des doubles épées (rapides mais dont les dégâts restent mesurés) assignées à une touche, et de la grande épée (lourde et puissante) assignée à une autre. Là encore, ce système n’est pas aussi basique qu’on pourrait le penser de prime abord. Certains ennemis sont en effet munis d’une super armure, insensible aux coups faibles. Il faut donc d’abord vider leur barre d’armure avec la grande épée avant de pouvoir placer quelques coups bien sentis, et essayer ainsi de vider leur barre de vie avant que leur armure magique ne réapparaisse. Bien sûr, le jeu n’oublie pas de mettre régulièrement sur notre chemin quelques boss. Ces ennemis spéciaux sont imposants, très stylés, et la joie de les vaincre se voit décuplée par la possibilité de récupérer à chaque fois un “éclat d’âme”. Ce composant permet de débloquer un coup spécial relatif à chaque boss, que l’on peut ensuite invoquer à volonté ou presque (une quantité de charges et un temps de rechargement limitent tout de même les abus).

Les six boss intermédiaires que l’on affronte avant le boss final donnent ainsi accès respectivement à un trou noir qui attire et blesse les ennemis, à une toile d’araignée qui les immobilise, à un sort de soin, à un long tir de flèches, à un dévastateur coup de canon et à un puissant souffle de dragon. Ces différents éléments assurent de bon moments et de bonnes sensations manette en mains. Hélas, le jeu souffre tout de même de quelques petits défauts. Ainsi, les niveaux se montrent relativement linéaires, même si quelques énigmes et bonus cachés viennent très légèrement enrichir l’exploration. De plus, il faut subir à chaque changement de zone un écran noir dissimulant un chargement. Ces pauses sont heureusement extrêmement brèves (de l’ordre de la seconde) mais leur répétitivité vient quelque peu hacher le rythme de l’aventure. Enfin, la séquence finale ne nous réserve pas de grandes révélations, mais se contente d’afficher quelques lignes de textes de manière un peu trop expéditive. Et surtout, cette fin intervient après seulement trois heures de jeu, voire quatre si vous décidez de prendre votre temps et de rechercher tous les bonus. Seuls les amateurs de scoring pourront prolonger le plaisir grâce à un mode challenge chronométré dans lequel on doit affronter à nouveau tous les boss. Mais ce bonus reste très anecdotique, à tel point que les développeurs ne proposent aucun classement en ligne mais invitent seulement les joueurs à prendre des captures d’écran de leur meilleur temps et à le partager manuellement avec leurs amis…


Lire l’article original sur jeuxactu.com


Like

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *