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Mortal Kombat 11, un gigantesque hommage au film de 1995 – Mortal Kombat : retour sur une saga emblématique du jeu de baston

23 avril 2019, date de sortie de Mortal Kombat 11 sur PC et consoles. 23 avril 2021, date de lancement de Mortal Kombat de Simon McQuoid dans les salles obscures américaines et sur HBO Max. Il aura donc fallu attendre deux ans jour pour jour après l’arrivée de Mortal Kombat 11 sur nos supports préférés pour que la saga vidéoludique prenne enfin sa revanche sur le monde du cinéma. En effet, avec un second épisode filmique ridicule et fourre-tout nommé Mortal Kombat : Destruction Finale sorti en 1997, on est en droit d’attendre beaucoup de cette nouvelle adaptation. Mais avant de nous attarder sur cette dernière, revenons sur la saga Mortal Kombat, et plus globalement sur le dernier chapitre vidéoludique en date, à savoir Mortal Kombat 11, pour comprendre comment la dernière création de NetherRealm Studios et de Warner Bros. Interactive Entertainment a rendu hommage au film de 1995.

Mortal Kombat 11 Ultimate débarque sur next-gen

Mortal Kombat 11, la révolution tant attendue !

Après deux épisodes particulièrement réussis, Mortal Kombat 9 de 2011 et Mortal Kombat X de 2015, mais aussi après le succès d’Injustice 2, une autre création de NetherRealm Studios sortie cette fois-ci en 2017, les joueurs attendaient Mortal Kombat 11 comme le messie… et à raison ! Rapidement, le titre reçoit de nombreux éloges de la part des joueurs comme de la presse. De notre côté, nous lui octroyons la note de 18 sur 20 sans même une once d’hésitation et nous pointons simplement du doigt une histoire à la fin expéditive ainsi que la complexité de l’économie encadrant le loot, une dimension qui sert à allonger la durée de vie du jeu, pourtant conséquente, artificiellement. En dehors de cela, le titre est parfait en tout point et propose aux joueurs un contenu gargantuesque à l’image des jeux de la saga de l’ère PlayStation 2, Xbox et GameCube, une plastique à décrocher la mâchoire et un roster composé de 25 personnages jouables et personnalisables au moment de sa sortie, avec notamment quelques nouveaux venus comme Geras, Kollector et Cetrion. Le système de combat a également été revu et corrigé en profondeur afin d’apporter aux joueurs des échanges intenses et tactiques, grâce à l’arrivée du Fatal Blow, mais aussi parfaitement équilibrés. C’était le dernier aspect que la série devait obligatoirement corriger pour parfaire la formule initiée en 2011, et avec Mortal Kombat 11, NetherRealm Studios l’a fait. C’est d’ailleurs pour cette raison que depuis la sortie du jeu, la marque PlayStation, bien consciente de la qualité de cet opus, propose toutes les semaines ou presque des tournois eSport sur sa chaîne YouTube officielle.

Au fil des mois, le onzième chapitre des aventures de Liu Kang, de Sonya Blade ou encore de Sub-Zero s’est bien évidemment enrichi en proposant notamment une seconde Campagne ainsi que 12 nouveaux personnages jouables pour un total de 37 kombattants dans la version Ultimate, une version disponible aux alentours de 50 € depuis le 17 novembre 2020 que l’on ne peut que vous conseiller. Désormais, le contenu est plus que conséquent, et saura vous occuper pendant plusieurs heures durant. Pourtant, le gros de cet opus réside encore dans la Krypte. Ce mode apparu pour la première fois dans la série en 2002 avec Mortal Kombat : Deadly Alliance (voir la page “La 3D, une mauvaise passe pour la saga ?” de notre dossier) n’a cessé de s’améliorer au fil des épisodes pour proposer des recettes de plus en plus pertinentes jusqu’à atteindre l’apothéose avec Mortal Kombat 11. Avec cette itération, la Krypte devient tout simplement un jeu dans le jeu en troquant pour la première fois la vue à la première personne contre une expérience à la troisième personne. Avec cette nouvelle mouture donc, le joueur a véritablement l’impression d’évoluer dans un jeu d’aventure rempli de surprises s’adressant en partie aux fans de la série.

1992 et déjà une icône de la Pop Culture

Rapidement, à l’image de plusieurs autres superstars du monde du jeu vidéo des années 1980 et 1990, la saga Mortal Kombat est devenue une icône de la Pop Culture. Il faut dire qu’avant même son arrivée sur nos machines préférées, la série d’Ed Boon et de John Tobias n’a cessé de faire parler d’elle en apportant, pour la première fois ou presque dans le monde du jeu vidéo, un titre destiné à un public mature. Comme nous l’avons déjà précisé dans la première page de notre dossier, à savoir “Une première trilogie qui casse les codes”, cette prise de risque, qui a tout de même permis au jeu vidéo de concourir dans une tout autre dimension, a été source de diverses polémiques. Selon les sénateurs américains Joe Lieberman et Herb Kohl, le titre promeut la violence et c’est d’ailleurs pour cette raison que le premier épisode est frappé par la censure sur SNES, que le second épisode est interdit sur le territoire allemand et qu’un système de classification de jeux par âge est mis en place dès 1994. Eh oui, Ed Boon et son équipe sont en partie responsables de la naissance de l’Entertainment Software Rating Board (ESRB) et du Pan European Game Information (PEGI) qui lui, sera instauré beaucoup plus tard, en 2003.

Arnold Schwarzenegger – Une personnalité qui joue dans les deux camps :

Fait rigolo, Arnold Schwarzenegger, acteur reconnu pour avoir tourné dans des sagas emblématiques du septième art comme Terminator (qui ne sont pas des films tous publics), mais aussi ancien gouverneur de la Californie, avait autrefois milité contre les jeux dits violents, dont les jeux Mortal Kombat, en interdisant purement et simplement la vente de ces derniers à des mineurs sur le territoire californien. La loi est approuvée en 2005. Ironie du sort, l’homme, ou plutôt son personnage fétiche, à savoir le T-800, se retrouve en tant que personnage jouable dans Mortal Kombat 11, et notre personnalité y prête son visage !

Vous l’avez compris, même si les premiers opus ont des difficultés à trouver le chemin de nos consoles, la faute à de nombreuses polémiques et autres procès, le titre touche tout le monde. Les adolescents n’ont qu’une seule envie, mettre la main sur ce joyau vidéoludique qui permet de décapiter son adversaire en réalisant une combinaison de touches secrètes tandis que les parents, eux, essayent d’éloigner leur progéniture de cette production ne faisant pas dans la demi-mesure quand il s’agit d’hémoglobine. Autrement dit, ça éclabousse dans tous les sens. En 1993, Mortal Kombat II, le jeu de combat que l’on échange discrètement dans la cour d’école, est distribué à plus de 2,5 millions d’exemplaires à travers le monde. Le succès est tel que WMS Industries, la société propriétaire de Midway Games, déclare que la grande partie des 101 millions de dollars générés au cours du trimestre se terminant le 31 décembre 1993 est due aux ventes de Mortal Kombat II. Il n’en fallait certainement pas plus pour attirer le regard d’un jeune cinéaste aux ambitions démesurées : Paul W. S. Anderson. Malgré les mauvaises réceptions critiques et commerciales des premières adaptations de jeu vidéo au cinéma – nous faisons ici référence au dissonant Super Mario Bros., au très moyen Double Dragon et au film Street Fighter avec Jean-Claude Van Damme – Paul W. S. Anderson fait le pari fou de s’attaquer à l’oeuvre de Midway Manufacturing Company. Et il faut croire que c’était un pari gagnant !

Quand j’ai tourné Mortal Kombat il y a 26 ans, les gens me disaient : “Mais pourquoi tu fais ça ? Les adaptations de jeux vidéo ne marchent pas.” Il y avait eu Double Dragon et Super Mario Bros. mais aucun des deux n’avait eu de succès critique ou commercial. Mais moi, j’avais la foi. Je savais que le public viendrait voir le film et l’apprécierait. Et devinez quoi ? C’est ce qui s’est passé. On a eu des critiques pas terribles de la part des journalistes, mais le film a été numéro 1 aux États-Unis pendant trois semaines et il a marché partout dans le monde. Donc, si c’est fait correctement, il y a un vrai public pour les adaptations de jeux vidéo, qui les appréciera pour ce qu’elles sont. Pour moi, une bonne histoire, c’est une bonne histoire. Paul W.S. Anderson, dans une récente interview réalisée par Premiere

Trailer du premier film Mortal Kombat (1995)

Quand Mortal Kombat 11 et Mortal Kombat, le film de 1995, ne font qu’un

Kano, Liu Kang, Raiden, Johnny Cage, Scorpion, Sub-Zero, Sonya… Moortaaaal Kooombaaat !” Si comme nous, vous vous trémoussez en entendant les premières notes du thème musical composé par The Immortals, c’est que vous avez grandi aux côtés du film de 1995, un film qui a rapidement généré une centaine de millions de dollars à travers le monde et qui, aujourd’hui, marque de son aura toutes les générations de joueurs. Paul W.S. Anderson a beau être décrié par les amoureux du jeu vidéo et les cinéphiles en herbe, il faut reconnaître que Mortal Kombat, malgré son côté nanar pas toujours assumé, continue encore d’attiser les passions. La bande originale électronique du film, tout comme le sourire carnassier de Raiden, ou plutôt de celui qui l’incarne, à savoir Christophe Lambert, sont des souvenirs que l’on aime régulièrement se remémorer. De ça, NetherRealm Studios en est parfaitement lucide, et c’est pourquoi le studio décide de dédicacer Mortal Kombat 11 à la création de Paul W. S. Anderson, une création qui a permis à la saga de jeu de baston de gagner en popularité, et au septième art de s’intéresser plus étroitement à l’industrie du jeu vidéo.

C’est donc là qu’entre en scène la fameuse Krypte de Mortal Kombat 11, lieu aux mille références qui s’amuse notamment à unifier les différentes productions Mortal Kombat, qu’elles soient vidéoludiques ou cinématographiques. En parcourant ce mode de jeu, les joueurs peuvent reconnaître les niveaux cultes de la saga comme The Pit, Armory ou encore Goro’s Lair (Goro que l’on peut d’ailleurs voir ici sous sa forme squelettique) ou même redécouvrir les scènes marquantes du film de 1995. Dans ce mode de jeu, il est donc possible de se retrouver à la table du fameux banquet du long-métrage, et ainsi tomber sur le cadavre de Kano, de faire face à des items rappelant inévitablement l’une des Fatalities réalisées par Liu Kang, ou encore de tomber sur la forme animale de Reptile qui, on le rappelle, s’amuse à se fondre dans le décor. Et vu que rien n’a été laissé au hasard, ce lieu n’est autre que l’île de Shang Tsung, et cela tombe bien, puisque notre hôte est ce sorcier maléfique incarné en personne par Cary-Hiroyuki Tagawa, acteur mythique qui reprend ici son rôle endossé vingt-cinq ans plus tôt. Pour couronner le tout, l’acteur, qui devient jouable par la suite grâce à l’arrivée d’une extension, réinterprète à nouveau les phrases cultes du film. Et ça ne s’arrête pas là ! Les joueurs peuvent également débloquer les lunettes portées par Johnny Cage dans le film, ou encore participer à des combats rythmés par le thème musical emblématique de la production cinématographique en sélectionnant le niveau The Tournament. Plus récemment encore, Mortal Kombat 11 a proposé un DLC permettant aux fans de la première heure d’incarner Linden Ashby (Johnny Cage), Bridgette Wilson-Sampras (Sonya Blade), et bien évidemment Christophe Lambert qui reprend ici son rôle de Raiden. Autant dire qu’Ed Boon et son équipe ont tout fait pour faire plaisir à leur communauté de joueurs.

Pour laisser davantage son empreinte dans le monde du cinéma et plus généralement dans la Pop Culture, les héros de Mortal Kombat se sont incrustés dans Injustice premier et deuxième du nom, des productions normalement dédiées aux personnages de l’univers DC Comics, et ont bien évidemment invité de nombreux guests populaires issus du septième art. Comme nous le disions plus haut, Terminator a donc fait son apparition dans Mortal Kombat 11, mais il n’est pas le seul. En effet, Rambo joué par Sylvester Stallone et RoboCop se sont joints à la fête. De leur côté, Mortal Kombat 9 et Mortal Kombat X réunissent à eux deux les plus grandes stars du cinéma d’horreur : Freddy Krueger, le personnage répugnant de Wes Craven, mais aussi le roi du slasher Jason Voorhees (Vendredi 13) ou encore Leatherface de Massacre à la tronçonneuse, Alien et Predator.

Après avoir marqué l’industrie du cinéma en 1995, puis déçu les fans deux ans plus tard avec Mortal Kombat : Destruction Finale, la saga Mortal Kombat qui a longtemps flirté avec les héros du septième art est enfin de retour sur grand écran avec un troisième long-métrage en prise de vues réelles, nommé sobrement Mortal Kombat. Ce dernier, réalisé par Simon McQuoid, est disponible dans les salles obscures américaines ainsi que sur HBO Max, débarquera le 12 mai 2021 en France en achat digital, et a pour objectif d’être le plus fidèle possible à l’univers d’Ed Boon et de John Tobias, et ce, malgré l’arrivée d’un tout nouveau personnage : Cole Young. Incarné par Lewis Tan, ce combattant de MMA permettra d’introduire plus efficacement le lore de cet univers particulièrement consistant. De notre côté, tout ce que l’on espère est que ce reboot soit bien évidemment à la hauteur des attentes et pour cela, on peut compter sur la présence d’un casting fort (Joe Taslim, Hiroyuki Sanada, Jessica McNamee…). Concernant Mortal Kombat 11, on aimerait que Cole Young vienne prochainement faire ses premiers pas sur l’un des plus grands jeux de baston de la huitième génération de consoles. “Get Over Here !

Mortal Kombat (2021) s’offre un trailer sanglant

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