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Microsoft a tenté de racheter Nintendo, “qui s’est tapé une barre” au moment de


Des exécutifs de Nintendo qui se tapent une barre, ou plutôt qui rigolent à gorge déployée devant les pontes de Microsoft lors d’une proposition de rachat, ce n’est pas juste un titre accrocheur, c’est bel et bien ce qui s’est passé il y a 20 ans. Une anecdote qui fait la une de tous les médias suite à un article rétrospectif de Bloomberg rédigé par Dina Bass, et repris par nos confrères de Kotaku. Car cela fait maintenant 20 ans que Microsoft est arrivé dans le petit monde du jeu vidéo, et l’annonce de l’époque, faite au CES de Las Vegas, avait été présidée par Bill Gates en personne, qui n’avait d’ailleurs pas hésité à solliciter des stars telles que The Rock, toujours resté fidèle à la marque depuis, ce dernier ayant reçu une Xbox Series X gravée à son nom récemment. Forcément, face à 20 ans d’existence, nombreux sont les médias à revenir sur l’arrivée d’un tel mastodonte que Microsoft dans le secteur du gaming, ce qui laisse place à une multitude d’anecdotes plus croustillantes les unes que les autres.

On apprend dans le papier de Bloomberg que le moteur premier de Microsoft à vouloir à tout prix se lancer dans le jeu vidéo, c’est l’obsession que la firme de Redmond avait pour Sony. Sans PlayStation, il n’y aurait pas eu de Xbox, comme la PlayStation n’aurait jamais existé sans la rupture entre Sony et Nintendo pour la création de l’adaptateur CD-Rom en 1991. Selon les propos relayés par Bloomberg, Microsoft était hanté par une “paranoïa incessante”, qui voyait dans le succès planétaire de la PS2 une menace pour le marché du PC, secteur que Microsoft dominait (et domine toujours) d’une main de fer. Les propos de Ken Kutaragi à l’époque, dont le but était de fer de la PS2 la nouvelle machine incontournable du salon, était de faire disparaître les imposants ordinateurs dans les foyers.

Très rapidement, les exécutifs de Microsoft ont demandé à leurs ingénieurs de concevoir une console capable de concurrencer Sony et sa PS2, l’idée de départ étant de maquiller un PC comme console de salon. Steve Ballmer venait d’hériter du poste CEO de Microsoft à l’époque, et il était nullement question qu’il vacille face à l’émerge de Sony et de sa console qu’il voyait pour le coup comme la plus gande menace à leur business. On apprend aussi que la création de la Xbox ne s’est pas faite en douceur et que les meetings avec Bill Gates finissaient souvent par des coups de sang de la part du big boss de Microsoft qui voyait en la création de la Xbox “une insulte envers tout ce qu’il avait entrepris pour la société”, puisque la machine était dépourvue du système d’exploitation de Windows. C’était une réunion datant du 14 février 2000, c’est précis.

Une fois convaincu par la machine, Bill Gates laissera la Black Card à Ballmer qui obtiendra quand même la coquette somme de 500 millions de dollars rien que pour le marketing afin de faire de Xbox la console qui puisse contrer la PS2. Les vannes sont donc ouvertes et l’opération séduction de Microsoft commence à se mettre en place. Il faut donc trouver rapidement des partenaires et des studios de développement qui puissent se mettre au service du constructeur américain. Avec une machine qui était techniquement plus puissante que la PS2, certains grands noms du jeu vidéo ont commencé à se laisser séduire, sachant qu’en interne, la technique pour appâter les développeurs était d’évoquer d’abord de la technologie de la Xbox pour les enrôler, la partie business arrivant plus tard… C’était l’un des conseils avisés de Jennifer Booth., qui avait intégré l’équipe Xbox à l’époque, elle qui avait travaillé pour PlayStation auparavant, notamment sur le lancement de la PSone.

Nous sommes en 2002 et le premier grand rachat que Microsoft parvient à faire, c’est de se payer la totalité des services du studio Rare auprès de Nintendo pour la somme de 375 millions de dollars. Rare qui travaillait auparavant pour Nintendo (Donkey Kong Country, GoldenEye, Perfect Dark) se voit du jour au lendemain battre pavillon US. Mais le studio Rare n’était pas la priorité de Microsoft au départ, qui avait déjà tenté une approche auprès d’Electronic Arts, qui a décliné l’offre de façon courtoire puis du côté de chez Nintendo. C’est là que les choses deviennent intéressantes. C’est là qu’intervient un certain Kevin Bachus, qui travaillait au sein de Microsoft à cette époque et qui accompagnait Steve Ballmer lors de la réunion avec Nintendo. Il témoigne :

 

Steve (Ballmer) nous a fait rencontrer Nintendo pour voir s’ils envisageaient d’être rachetés. Ils ont juste rigolé à gorge déployée (Laughed Their Asses Off). Imaginez quelqu’un qui vous rit au nez pendant une heure. C’est un peu comme ça que s’est déroulée cette réunion.

Il faut dire que la technique d’approche de Microsoft manquait de tact, au point peut-être même d’être insultant envers le hardware qui était la Nintendo 64 à l’époque. Cette autre anecdote, on la doit à Bob Mcbreen qui explique qu’il y a quand même eu 7 rendez-vous entre Microsoft et Nintendo :

Nous avons fait venir Nintendo dans nos locaux en janvier 2000 afin de travailler sur les détails d’un partenariat où on leur donnait la fiche technique de la Xbox. L’idée était que leur hardware était naze comparé à celui de la PlayStation de Sony. Et c’était le cas d’ailleurs. Du coup, on leur a dit qu’il étaient plus forts dans la partie software avec Mario et tous ces trucs là… Laissez-nous nous occuper du hardware.

Mais Electronic Arts et Nintendo ne sont pas les seuls à avoir été approchés par Microsoft à cette époque. Le géant américain a également tenté d’acquérir Midway Games, qui détenait déjà Mortal Kombat et un certain Squaresoft qui avait permis à la PSone des succès importants avec la saga des Final Fantasy. Là encore, Microsoft a fait choux blanc, puisqu’aucun des studios ne se voyait tourner le dos au marché PlayStation.

Lire l’article original sur jeuxactu.com


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