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le 1er jeu de course next gen ne tient pas ses promesses


Ayant reçu le jeu avant d’avoir à disposition les consoles de neuvième génération, nous avons donc fait confiance à notre PC pour nous donner un aperçu des capacités graphiques de ce DiRT 5. Et il faut dire que sur ce point, nous n’avons pas été déçus. Ok, d’autres jeux de voitures affichent un rendu splendide (mention pour Assetto Corsa Competizione), mais on sent bien que les développeurs de chez Codemasters Cheshire ont mis le paquet pour fêter leur retour à l’arcade, surtout au niveau des effets. Testé en 4K sur notre PC équipé d’une GeForce RTX 3080, toutes options à fond, et à une moyenne de 80 FPS, on s’en est pris plein les mirettes. La modélisation des bolides est impeccable, mais ce sont surtout les différents circuits et leurs spécificités météo qui nous ont séduits. Avec une météo dynamique (sans incidence sur les conditions d’adhérence), le jeu nous gratifie de sacrés panoramas, et peut même complexifier diablement le pilotage à la faveur de phénomènes qui vont compliquer notre vision. Ainsi, les tempêtes de sable et autres blizzards ne sont pas rares, et lorsqu’on ne connaît pas le tracé par cœur, il faudra jeter de nombreux coups d’œil sur la carte afin de ne pas rater de virage.

 

Lorsque le temps est plus clément, on profitera des aurores boréales qui illuminent le ciel de la Norvège ou des feux d’artifice en Chine. Les jeux de lumière sont particulièrement convaincants, notamment le reflet de nos phares sur les flocons de neige lors des blizzards, ce qui crée un véritable mur de lumière juste devant notre capot, compliquant encore plus la visibilité. Malgré la mention de la présence du ray tracing lors de la promotion du jeu, on n’a pas vu d’option idoine dans les réglages, ce qui nous laisse penser qu’il s’agit peut-être d’une feature réservée aux clients AMD, le jeu affichant le logo des rouges lorsqu’on le lance.  Quoi qu’il en soit, on disposera de jolis reflets dans les flaques d’eau, et dans les carrosseries des voitures du moment qu’on a opté pour une peinture bien brillante. Difficile de dire que DiRT 5 est une claque graphique, mais il fait clairement partie du haut du panier lorsqu’on le juge en terme de graphismes.

 

CREVAISON LENTE

 

Nul doute que les possesseurs de consoles de neuvième génération vont y trouver leur compte, surtout au vu du manque de titres qui offrent de grosses améliorations visuelles par rapport à la génération précédente. Mais malheureusement, l’habit ne fait pas le moine, et le jeu ne s’avère pas aussi impressionnant sur tous les domaines. Notre première déception concerne la campagne. Oui, elle regorge de courses, mais n’offre finalement que trois types d’épreuves : des courses, du gymkhana et des sprints assez classiques. On ne se serait pas formalisé sur une simulation, mais lorsqu’on se revendique de l’arcade, on aurait aimé profiter d’un peu plus. Surtout que l’on n’est pas vraiment motivé à progresser, les meilleurs véhicules étant facilement déblocables, et le scénario réduit à peau de chagrin. C’est d’autant plus dommage que le studio avait vendu du rêve, avec Nolan North et Troy Baker à la clef. Ces derniers sont présents, mais se contentent de livrer quelques rares lignes de dialogue lorsqu’on arpente les menus. Aucun cut-scene n’est présente, et leurs personnages ne sont jamais incarnés dans le jeu. On se contentera de faire une course contre chacun en fin de carrière. Oui, c’est plutôt maigre. Et ce ne sont pas les compères de la chaîne YouTube Donut Media qui relèvent le niveau. James Pumphrey et Nolan J Skyes nous débitent des lieux communs à la chaîne, là aussi pour meubler nos escapades dans les menus.

 

 Globalement, n’importe qui pourra boucler des tours et gagner des courses dans DiRT 5, tellement le jeu pardonne toutes les erreurs

 

On aurait au moins pu se consoler en jeu, mais là aussi le bât blesse sur de nombreux points. L’IA va probablement sauter aux yeux de la plupart des joueurs, tant cette dernière semble amorphe. Les bots tournent en rond, sans montrer aucun comportement offensif ou défensif. Pire, on a même vu des IA se sortir toutes seules, ou se planter à chaque tour dans le même virage. Bref, vous l’avez compris, le plaisir sera surtout solitaire dans DiRT 5. Heureusement le feeling des véhicules relève un peu le niveau. Si les gros tout-terrain n’offrent pas grand intérêt en matière de pilotage, les supercars de rallycross, ou les buggys ultralight relèvent un peu le niveau, tout comme les Midgets qui font des wheelings lors des départs. Globalement, n’importe qui pourra boucler des tours et gagner des courses dans DiRT 5, tellement le jeu pardonne toutes les erreurs. Ici pas besoin d’avoir des notions de vitesse, de trajectoire ou autre, puisqu’il suffit souvent de tourner le volant au bon moment pour passer les virages sans même lâcher l’accélérateur. De plus, l’IA est tellement à la ramasse qu’on la distance facilement, ce qui nous laisse le loisir de drifter sur la fin de la course afin de tuer le temps.

 

 

PANNE SECHE

 

Même en supprimant toutes les aides au pilotage, le jeu de Codemasters Cheshire ne distille presqu’aucune sensation de pilotage, ce qui devient rapidement lassant. Le seul intérêt est finalement de faire le tour des 10 destinations, des nombreux bolides présents, et de prendre en mains les 3 ou 4 qui sortent un peu du lot. Vous l’avez compris, à moins de chercher les trophées platine on se tournera rapidement vers le multijoueur, afin d’essuyer là encore une nouvelle déconvenue. Déjà, les serveurs sont particulièrement peu peuplés, et il faudra souvent patienter un bon moment pour trouver une course. Une fois la partie lancée, notre excitation retombera aussitôt face à des joueurs pour qui l’absence de système de pénalité transforme toutes les courses en un demolition derby en règle. Grâce à un système de dégâts uniquement cosmétique, vos adversaires n’auront aucun scrupule au jouer les auto-tamponneuses, ce qui ruine totalement le plaisir de la course. Au bout de quelques parties, vous aurez compris que la clef de la victoire tient en une parfaite connaissance des pistes, afin de savoir où il sera le plus judicieux de placer des collisions assassines, et comment faire obstruction du mieux que l’on peut. La meilleure solution reste souvent de profiter d’un accident pour prendre le large, ou d’attendre que le peloton de tête se plante afin de dépasser sereinement. Là encore, les amateurs de courses tourneront rapidement les talons. Mais alors que reste-il à DiRT 5 pour nous faire vibrer ? Pas grand-chose pour être honnête.

 

 

La rédemption nous vient sous la forme du mode Playgrounds, qui s’avère probablement le plus arcade de tous. Ici, DiRT 5 lorgne ostensiblement du côté de Trackmania avec un nouveau gameplay qui s’articule autour du contre-la-montre sur des pistes incroyables réalisées par d’autres joueurs via un éditeur intégré dans le jeu. Ce dernier est d’ailleurs vraiment facile à prendre en mains, et la communauté s’en est donnée à cœur joie avec des tas de défis à remplir. Débarrassé de l’IA moisie et des concurrents malveillants, on peut enfin goûter aux joies du pilotage arcade dans des terrains de jeux toujours plus torturés. Pistes hyper étroites remplies d’obstacles, sauts monstrueux, parcours façon circuit Hot Wheels, le mode Playground est hyper riche et dispose des outils nécessaires pour orienter le joueur dans la jungle du contenu. Il sera possible de filtrer par type d’épreuve, de voiture, et bien plus encore pour trouver de nouvelles activités. Mieux, lorsqu’on like une épreuve qu’on vient de finir, le système se débrouille pour nous proposer des activités similaires, et la pertinence de l’offre s’avère tout à fait réjouissante.  Bref, c’est donc ici qu’on passera le plus clair de notre temps, même si on n’a pas encore trouvé de niveau qui intègre les changements de météo et le cycle jour/nuit. On espère que ces features seront apportées, et qu’elles ne resteront pas cantonnées aux modes solo et multi du titre.

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