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Test de Project Warlock (PC, PS4, Xbox One) – Jeux


D’abord pass par la case Kickstarter, Project Warlock est n de la volont d’un jeune garon de rendre hommage aux FPS de l’heureuse dcennie 90. N’ayant pas connu celle-ci, Jakub Cislo n’a t introduit au genre que bien plus tard, grce son papounet, qui lui a fait dcouvrir tous les joyaux exutoires de la bande Carmack et Romero : Doom et Hexen entre autres. Rien d’tonnant ce que son propre jeu transpire ces influences, que ce soit dans sa plastique ou dans l’essence-mme de l’exprience propose.

Le joueur incarne un dmoniste anonyme charg d’radiquer le mal et ceux qui le propagent : le Roi des Enfers et ses sbires.

Pas besoin de faire dans le subtil.On sprite au jeu ?

Voil, autant se le dire : l’intrigue, on s’en taponne allgrement, surtout qu’il faudra attendre d’achever le premier monde du jeu avant d’avoir une vague ide du pourquoi et du comment de notre qute. L n’est clairement pas l’intrt du titre, qui prend le parti d’immerger rapidement le joueur dans son univers. Avant mme de dbuter la partie d’ailleurs, le jeu nous propose de passer par la case options afin de profiter de moult paramtres de personnalisation des graphismes : filtre rtro, tracs, tremblement, multiplicateurs de pixellisation et mme palettes de couleurs singeant celles de machines d’poque (Commodore 64, Amstrad, Game Boy…) !

Au-del de ces lments paramtrables permettant une exprience rsolument rtro, l’identit visuelle du titre est un hommage direct aux FPS de l’ge d’or d’id Software : le mlange environnement 3D/sprites ennemis, les fameux gibs (“restes” de l’ennemi une fois celui-ci pulvris), le loot qui change d’apparence entre chaque monde… Quant la bande-son du jeu, elle lorgne videmment sur un style Metal avec des accents techno/lectro, les riffs accrocheurs des morceaux accompagnant merveilleusement bien le priple destructeur de notre dmoniste de hros.

Les nombreux paramtrages des graphismes du jeu.Les portes de l’Enfer

Chaque monde du jeu est constitu de quatre niveaux (plus le niveau du boss), eux-mmes subdiviss en tages (de deux quatre). La progression est similaire de bout en bout du titre, et les niveaux ne prennent pas plus de 10 15 minutes pour tre parcourus. Project Warlock rappelle certaines caractristiques du jeu arcade, avec l’absence d’auto-save entre les tages d’un niveau ; le joueur ne revient son hub, l’atelier, que lorsque le niveau est achev. De plus, en fonction de la difficult choisie, notre dmoniste dispose d’un certain nombre de vies qui, une fois toutes puises, quivalent une mort permanente et l’obligation de recommencer la partie (sauf en mode “Dcontract”).

Les niveaux parcourus par le joueur ne sont pas linaires et invitent l’exploration. Pointant parfois vers le dungeon crawler, le level design des niveaux s’avre somme toute assez classique, avec un ensemble de clefs de couleurs qu’il faut dnicher pour atteindre des portes spcifiques. Une map sommaire est mise notre disposition en haut gauche de l’cran mais le joueur se familiarise assez vite avec l’environnement, d’autant qu’il est amen revenir rgulirement sur ses pas. Sur son chemin, il pourrait d’ailleurs bien tomber sur les quelques passages secrets dissmins, et menant des munitions ou des vies supplmentaires.

A la fin de chaque tage, un sceau malfique veut nous empcher d’accder au suivant.Monter en grade

Chaque tage d’un niveau dispose d’un certain nombre de secrets dnicher, sachant qu’une dcouverte octroie de l’XP au personnage – il peut aussi en gagner en amassant du loot. Cet XP lui permet de gagner des niveaux ainsi que des points de stats, rpartir dans l’atelier entre la sant max, le mana max, la capacit du chargeur et les dgts de mle. Tous les cinq niveaux, notre dmoniste acquiert des skill points qu’il dbourse en bonus en tous genres : drops de loot plus frquents, mana rgnre chaque limination, possibilit de traverser les ennemis… Enfin, sur son chemin, le joueur peut galement amasser des points d’upgrade pour acheter des amliorations d’armes ou des sorts, une fois que ceux-ci ont t acquis dans les donjons.

Comme on peut le voir, Project Warlock propose une vraie progression du personnage, et en fonction de la propension ou non du joueur traner dans les niveaux, la difficult du jeu en sera affecte par la suite. En fonction des armes et des magies acquises par exemple, on aura bien plus de mal passer certains niveaux. S’agissant du gameplay proprement parler, il se rvle assez classique, avec quelques magies dvastatrices (et coteuses en mana) ainsi qu’une bonne quantit d’armes disposition : haches, fusils pompe, arbaltes, lance-flammes, bton magique… Malheureusement, la navigation dans la roue des armes n’est pas optimale, ce qui peut tre assez pnible lorsqu’on veut vite s’quiper et qu’une horde d’ennemis fond sur nous.

Mur qui s’effrite, le fusil pompe vite !Rest in pieces

ce sujet, ces derniers, comme les environnements, sont plutt varis, un bestiaire tout neuf venant nous assaillir chaque nouveau monde. Cependant, leur pattern s’carte peu de la formule basique mle/attaque distance. Ds les premiers pas, on comprend vite quelle bestiole attaquer de front et laquelle dzinguer de loin. Certaines prsentent nanmoins des faiblesses dont il serait judicieux de tenir compte : les Choses du monde de glace, assez coriaces, rpondent par exemple trs bien au lance-flammes (vous aurez compris la rf au film de Carpenter).

Nerveuse et fluide de bout en bout, l’exprience imagine par Jakub Cislo s’tend sur six-sept heures, ce qui fait assez court. Enfin, a, c’est si vous ne perdez pas toutes vos vies en cours de route, vous obligeant tout recommencer alors qu’il ne vous restait qu’un monde parcourir… Bref. On pourrait regretter enfin l’absence d’un mode multijoueur, ne serait-ce qu’en coop’ locale, pour parachever l’hommage.

Lire l’article original sur gameblog.fr


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