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à la fois le meilleur et le pire épisode de la

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Si le marketing nous laisse le choix entre deux versions colorées mais quasi-identiques du même jeu (Écarlate ou Violet), c’est pourtant à l’Académie Orange que se déroule le scénario de cette nouvelle génération de Pokémon. Malin, ce contexte scolaire rappelle légèrement l’école de sorciers de Harry Potter, et résonnera plus particulièrement auprès des jeunes joueurs n’ayant pas encore intégré le monde du travail. Le bâtiment principal permet notamment de renforcer les liens de notre avatar avec les différents professeurs, et de participer à différents petits cours (mathématiques, biologie, éducation domestique, histoire…) qui sont autant de didacticiels et messages d’information déguisés. Les profs nous posent même des questions, histoire de renforcer interactivité et impliquer un peu plus le joueur. Rien de rébarbatif dans tout cela, car la durée “dans la vraie vie” de chaque cours est de l’ordre de la minute, tandis que des menus de raccourcis permettent d’accéder instantanément d’une salle à une autre, sans avoir besoin d’emprunter une multitude de couloirs. C’est d’ailleurs le proviseur Clavel qui tient le rôle de fournisseur initial de Pokémon dans cet épisode. Pour cette neuvième génération, les trois incontournables créatures de départ sont Poussacha (un chat Plante), Chochodile (un crocodile Feu) et Coiffeton (un caneton, forcément de type Eau). Ce trio très animalier est l’occasion de souligner que parmi les 107 nouveaux Pokémon de cet épisode, un bon nombre ressemblent un peu trop à des animaux réels à peine revisités. Au bout de vingt-six ans et un bon millier de Pokémon différents, l’inspiration viendrait-elle à manquer ? Heureusement, la qualité du Pokédex fait rapidement oublier ce point. Il nous est présenté sous la forme d’une bibliothèque dont les livres au format carré ressemblent surtout à des boîtes de Game Boy. Disposés verticalement avec une tranche vide laissée pour les Pokémon manquants, ils viennent efficacement titiller la collectionnite aiguë qui sommeille en chaque joueur.

 

CHASSE EN COURS

Si l’Académie Orange constitue un cadre agréable, c’est bien évidemment la région de Paldea qui demeure la véritable vedette de cet épisode. Inspirée par les pays méditerranéens (on y trouve même un village spécialisé dans la production d’olives), elle entérine le passage de la saga au format monde ouvert. Toutes les zones sont directement et librement accessibles et, de manière intelligente, le jeu incite immédiatement le joueur à profiter de cette liberté. Ainsi, d’un point de vue scénaristique la “chasse aux trésors” organisée par l’école pousse les élèves à trouver leur propre voie, tandis que le joueur se voit présenté d’emblée les trois quêtes principales, à réaliser dans l’ordre qu’il souhaite. Le premier de ces trois axes consiste évidemment à devenir Maître Pokémon en allant battre les huit champions d’arènes répartis sur la carte. Le second objectif majeur nous demande de pénétrer dans cinq repaires différents (fée, ténèbres, combat, poison, feu) de la Team Star, afin de vaincre chaque boss associé. Enfin, il est également possible d’aider un certain Pepper à récolter des épices secrètes gardées par cinq Pokémon Dominants.

De plus, cette ouverture des décors convient parfaitement à ce qui est à la base un jeu de chasse. Capturer des Pokémon qui se baladent librement dans leur habitat naturel, les approcher discrètement en s’agenouillant pour avoir l’avantage lors des combats, pouvoir éviter ceux que l’on possède déjà ou qui nous semblent trop forts, tout cela rend le concept historique encore plus attrayant. Il est même désormais possible d’envoyer le premier Pokémon de notre équipe sur une créature errante afin que les deux petits monstre se battent de manière automatique, sans notre intervention. Voilà qui réduit un peu la sensation de farming/grinding inhérente à la série. Le monde ouvert donne également l’occasion de chevaucher une monture capable de sprinter, nager et voler, cette dernière prenant la forme d’un Koraidon pour la version Écarlate et d’un Miraidon pour la version Violet. Les formations de cristaux présentes dans les décors servent quant à elle à lancer des raids Téracristal pouvant regrouper quatre joueurs en local ou en ligne. Ces combats demandent de vaincre un Pokémon dans un temps donné afin de recevoir des objets spéciaux. Des actions d’encouragement (augmentant l’attaque, boostant la défense, ou restaurant les PV de toute l’équipe) sont disponibles trois fois par raid pour changer de la routine. Quant à la Téracristallisation en elle-même, il s’agit d’une nouvelle mécanique qui permet aux Pokémon de prendre une forme cristalline et de gagner en puissance. Elle concerne aussi bien ceux que l’on affronte (qui ne peuvent alors pas être attrapés tant que leur revêtement de cristal n’est pas brisé) que ceux que l’on possède. Dans ce cas, la Terracristallisation peut être déclenchée une seule fois sur le Pokémon et lors du combat de notre choix, puis rechargée dans n’importe quel centre Pokémon.

 

A BUG’S LIFE

Plutôt sympathique, cette nouveauté a également l’avantage de nous en mettre plein les yeux grâce à de multiples effets lumineux et colorés. Ça brille, ça scintille et ça chatoie de partout ! Il est à noter que les intérieurs sont également relativement beaux, tandis que certaines textures de vêtements paraissent étonnamment détaillées. Ce point est d’autant que surprenant que, à l’image de son prédécesseur Arceus, Écarlate et Violet foire complètement l’aspect graphique de tout le monde ouvert. Alors ok, nous sommes sur le hardware limité de la Switch, mais ce n’est pas une excuse valable, car la console de Nintendo arrive tout de même à gérer sans problème les étendues de The Legend of Zelda Breath of the Wild ou de Xenoblade Chronicles 3. Le jeu de Game Freak nous impose quant à lui des décors extrêmement vides, du clipping régulier, de l’aliasing qui n’engendre même plus des effets d’escalier mais des effets d’escalator, des effets de semi-transparence hideux car réalisés à base de tramage, des ombres baveuses et clignotantes, et des textures à la résolution tellement faible qu’on se croirait revenu au temps de la PS2. Et bien sûr, inutile de vous énumérer la liste des bugs qui font le tour d’Internet depuis déjà presque une semaine…

Ce dernier point est particulièrement flagrant lors de la capture d’un Pokémon, puisque le jeu a la “bonne” idée de zoomer trois fois de suite sur la Poké Ball à terre. De quoi bien profiter du flou ! Et puis, vous le savez certainement déjà, l’aventure est sujette aux bugs en tout genre. Nous avons été relativement épargnés par ceux-ci (c’est peut-être dû au fait d’avoir testé le jeu après sa sortie, et donc après l’application du patch Day One), mais n’avons en revanche pas pu éviter l’horrible framerate. Presque chaque changement de plan entraîne l’apparition d’une saccade, les 30fps sont l’exception plus que la règle, et le jeu utilise un irritant et incompréhensible système de “niveau de détail des animations”. Comprenez par là que certains éléments se situant à l’arrière-plan (les passants, les Pokémon errants, les ailes d’un moulin à vent…) sont affichés à trois ou quatre images par seconde. Des ressources système sont certainement économisées ainsi, mais l’effet est déplorable. Enfin, l’ambiance sonore pâtit de l’absence totale de doublage pour les dialogues, tandis que certains passages manquent de musiques. Mais ces lacunes audio sont de l’ordre du détail par rapport à l’aspect visuel, qui risque de décevoir même les fans de la saga les plus indécrottables.

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