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Preview Après Assassin’s Creed Origins et avant House of the Dragon Saison 2, cet acteur va sortir son premier jeu vidéo. On y a joué et ça s’annonce magique !

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Preview Après Assassin’s Creed Origins et avant House of the Dragon Saison 2, cet acteur va sortir son premier jeu vidéo. On y a joué et ça s’annonce magique !

Publié le 01/02/2024 à 17:00

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Un acteur qui se lance dans le développement de jeux vidéo ? Vraiment ? Et bien ça donne Tales of Kenzera : ZAU, un metroidvania pas comme les autres et qui s’annonce déjà aussi émouvant que le mastodonte Ori.

Avant-propos

Il y a quelques jours, nous avons pu participer à une table ronde aux côtés d’Abubakar Salim, créateur de Tales of Kenzera : ZAU et fondateur de Surgent Studios, mais également jouer à la démo du jeu un peu en avance. Cette dernière sera disponible pour tous lors du Steam Next Fest du 5 au 12 février prochains.

Un jeu comme vous n’en avez jamais vu

“Immerger, illuminer et inspirer. Ces trois principes nous guident dans notre aventure pour créer des histoires captivantes qui vous font penser différemment et transforment la vision que vous avez du monde.” Cette philosophie, c’est celle d’un studio dont vous ignorez peut-être l’existence : Surgent Studios. Ce studio, il a été fondé en 2019 par l’acteur Abubakar Salim que l’on a vu récemment dans Napoléon et que l’on retrouvera dans la seconde saison d’House of the Dragon. Mais alors, c’est quoi le rapport avec le jeu vidéo ? Surgent Studios a jusqu’ici sorti des productions filmées, et non des jeux. Mais le but du studio, c’est de permettre à des histoires singulières de briller “dans le médium et la plateforme qui leur sied le mieux.” Et c’est le jeu vidéo qui a été choisi pour raconter l’histoire très personnelle d’Abubakar Salim avec le tout premier jeu du studio : Tales of Kenzera : ZAU.

Vous incarnez Zau, un chaman guerrier qui a passé un accord avec Kalunga, le Dieu de la mort, pour qu’en échange de ces trois grands esprits il ramène votre père dans le royaume des vivants.

Abubakar Salim

Ce nom vous dit quelque chose ? C’est normal, le jeu avait été présenté lors des derniers Game Awards après un discours émouvant de son géniteur. Ce jeu, c’est un hommage à son propre père et à toute la culture bantoue qu’il a partagé avec lui de son vivant. Ce jeu, c’est un projet profondément personnel et lourd de sens, comme on n’en voit aujourd’hui rarement dans le monde du jeu vidéo. Et si vous vous demandez pourquoi une si longue introduction pour une simple preview, c’est parce qu’il est important de voir d’où vient le jeu pour le comprendre. Au premier abord, Tales of Kenzera a l’air d’un metroidvania assez classique rappelant notamment Ori ou le récent Prince of Persia : The Lost Crown. Mais le jeu de Surgent Studios nous promet une expérience bien différente, portée par une histoire mêlant deuil et mythes bantous (rarement exploités dans le monde du JV). C’est cette approche originale qui nous a donné envie de nous plonger dans le monde de Tales of Kenzera plus tôt que prévu. Et ça tombe bien car on a pu avoir accès à la démo du titre un peu avant le début du Steam Next Fest.

Et effectivement, c’est un monde bien singulier dans lequel nous plonge le titre. On comprend pourquoi EA, qui se charge de publier le titre, a été séduit par le principe. À la manière du jeune Zau, absorbé par le livre de son père, on s’imprègne très vite de l’univers de Tales of Kenzera. C’est clairement là sa plus grande force. Des visuels, à la bande-son en passant par le travail de doublage, l’immersion est totale et profondément dépaysante. Les couleurs et l’ambiance rappellent bien sûr Ori, mais le titre réussit tout de même à s’en détacher en proposant des biomes variés, une direction artistique inspirée et un univers qui lui est propre. Cet univers, vous l’aurez compris, il se base sur les mythes bantous. Moi-même, c’était la première fois que j’entendais parler de ce groupe de personnes rassemblées autour de caractéristiques linguistiques communes (Zulu, Swahili, Baka, Mbundu…). Mais jouer quelque temps à Tales of Kenzera m’a donné envie de me renseigner sur Kalunga et les autres, un peu comme le défunt père d’Abubakar Salim l’inspirait pour en apprendre plus sur l’impundulu ou d’autres éléments du folklore bantou.

Les histoires bantoues sont très connues pour être orales et pas nécessairement écrites. Souvent, les histoires se transmettent et se transforment. Quelqu’un peut ajouter un peu de saveur à une histoire, un autre en retirer un peu, et il y a une vraie beauté, une vraie magie là-dedans. C’est vrai. Ce n’est que très récemment que ces histoires ont commencé à être racontées, écrites et enregistrées. Nous nous sommes donc inspiré des deux.

Vous savez, mon père me racontait une histoire sur ce que mon grand-père avait l’habitude de faire, parler aux esprits au Kenya quand il était enfant. {…} Je parlais ensuite à mon oncle, le frère de mon père, et il me racontait exactement la même histoire, mais des esprits différents pouvaient apparaître. {…} Mais il y avait encore une essence commune dans l’histoire et un plaisir de raconter et d’ajouter sa propre touche. C’est ce que nous avons fait, un peu en s’inspirant de God of War au final. En gros, ils ont rendu hommage et respecté ces dieux, mais en même temps, ils y ont ajouté leur propre touche afin de raconter l’histoire qu’ils voulaient transmettre.

Et ça fait du bien ! Ça fait du bien de découvrir de nouvelles choses, de nouvelles cultures, de nouvelles visions, car après tout, c’est aussi à ça que doit servir le jeu vidéo. En ce sens, Tales of Kenzera est un jeu comme on en voit rarement. On a donc déjà hâte d’en voir plus. Surtout que ces éléments narratifs, et notamment toute la symbolique autour des masques de la lune et du soleil, s’entremêlent habilement avec le gameplay (nous y reviendrons) pour faire ce autour de quoi tout jeu vidéo devrait se concentrer : “relier l’histoire et l’émotion au gameplay.”

En prime, le tout est porté par une bande-son originale tout droit sortie de l’esprit créatif de la compositrice primée Nainita Desai et réalisée par des musiciens provenant des quatre coins du monde. Et il faut également saluer le travail de Rob Brown, sound designer de qualité. On a également évoqué le doublage qui est, en partie, réalisé par l’incroyable Abubakar Salim qui nous avait déjà proposé une performance impressionnante sur le personnage de Bayek (Assassin’s Creed Origins). On l’a dit, le bonhomme a un lien tout particulier avec le titre, et ça se ressent vraiment dans sa performance. Ça rajoute une authenticité assez particulière au jeu et ce n’est clairement pas pour nous déplaire. Vous l’aurez compris, sur le fond, on est pour l’instant séduit par la proposition de Tales of Kenzera. Mais quid de la forme ?

Ori and the unbending grief

On l’a dit, Tales of Kenzera met un point d’honneur à mêler le fond et la forme. C’est d’ailleurs cela qui a motivé le choix même du genre de jeu. Comme nous l’a expliqué Abubakar Salim, pour lui il n’y a pas meilleur genre pour symboliser le deuil que le metroidvania : “c’est la représentation parfaite de ce qu’est le deuil.Tu es jeté dans ce monde que tu ne connais pas et tu dois en gros trouver le moyen de t’en sortir du mieux que tu peux. T’avances, tu te renseignes et tu te familiarises avec le sujet. C’est pas toujours facile et il y a encore plein de dangers, mais on s’y habitue au bout d’un moment. Et puis vous apprenez à découvrir les outils nécessaires pour vous débrouiller et avancer.” Ce parallèle, il est omniprésent dans Tales of Kenzera et notamment au niveau des combats.

En gros, Zau peut compter sur deux masques : le masque de la lune et le masque du soleil. L’un permet plutôt de garder ses ennemis à distance, de tempérer la situation, tandis que l’autre vous permet d’utiliser des attaques plus directes. Pour les équipes du jeu, c’était un moyen de montrer qu’il faut apprendre à dompter ses émotions et en faire une force pour accepter le deuil. Tout comme les mécaniques pour augmenter la résistance de Zau sont liées au fait de mettre des mots sur ce qu’il ressent. C’est assez bien pensé, et d’un point de vue purement gameplay ça donne lieu à de bonnes idées. La mécanique des masques qui permet facilement de switcher de l’un à l’autre apporte, par exemple, un certain rythme au jeu qui permet de se laisser porter par un flux qui devient naturel une fois maîtrisé.

C’est d’ailleurs quelque chose qui est beaucoup revenu au cours de notre table ronde : cette idée de fluidité presque dansante. Mais à ce concept vient se heurter une réalité : Tales of Kenzera a des limites. Et ces limites, elles sont principalement dues au fait que le jeu manque parfois de fluidité justement. Tout n’est pas toujours très précis et ça donne des mouvements parfois hasardeux. À dire vrai, on a un peu l’impression de se retrouver face à un Ori premier du nom (dont il s’inspire très clairement), sans l’excellence dont le jeu faisait déjà preuve au niveau de son level design et de sa maîtrise du genre. Comme pour le jeu de Moon Studio, les combats manquent de dynamisme. Cela n’empêche absolument pas de passer un bon moment, mais d’un point de vue purement gameplay, il est vrai que Tales of Kenzera risque d’avoir du mal à rivaliser avec les très bons jeux du genre qui sont sortis ces dernières années. On pense d’ailleurs au récent Prince of Persia : The Lost Crown, qu’Abubakar Salim a d’ailleurs évoqué.

Il note d’ailleurs une différence importante entre les deux titres : la difficulté. Et après avoir essayé un peu le jeu, on ne peut que lui donner raison. Les points de sauvegarde sont plus fréquents (contrairement aux arbres assez éloignés de Prince of Persia) et il y a peu de challenge dans cette démo de Tales of Kenzera. L’idée est de laisser chacun vivre le titre à son rythme. Une approche plus accessible du metroidvania qui fait de la découverte de l’histoire une priorité, et ça, ça ne plaira pas forcément à tout le monde. Reste à voir tout de même si cela n’est pas dû à l’effet très tutoriel de cette démo et si l’expérience ne se révèle pas plus complexe au fil du temps. Avec des influences comme Devil May Cry ou Kingdom Hearts (des dires d’Abubakar Salim), on peut espérer que l’expérience finira par gagner en dynamisme au fur et à mesure de notre plongée dans les profondeurs du sentiment de deuil. Mais même sans ça, cette plongée s’annonce d’ores et déjà fascinante !

Nos impressions

Tales of Kenzera : Zau s’annonce être une expérience originale et intelligente sur le deuil. Une histoire personnelle teintée de nouveautés qui fait la part belle aux spécificités du jeu vidéo, que demander de plus ? Forcément, il y a beaucoup d’affect et de ressentis personnels dans la façon d’appréhender Tales of Kenzera. Il y a fort à parier que tout le monde ne sera pas touché de la même façon par la proposition singulière du titre. Ici, la première flèche a atteint sa cible en plein cœur. Chance du débutant ou véritable nouvelle pépite en devenir pour le genre du metroidvania ? On a déjà hâte d’être le 23 avril 2024 pour le savoir.

L’avis de la rédaction

Excitant

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