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la chute de Rocksteady est réelle

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On a entendu tout et son contraire sur Suicide Squad Kill the Justice League. Fustigé par la presse depuis les dernières previews, le jeu semblait déjà être condamné avant même sa sortie, surtout qu’il traîne derrière lui une sale réputation de jeu-service développé sous la contrainte de la maison-mère Warner. Mais comme dans une bonne série, plot twist de dernière minute, puisque les joueurs de l’Early Access scandaient haut et fort sur les réseaux sociaux que le jeu était bon, très bon même, et que les journalistes et les testeurs soi-disant du dimanche n’avaient rien compris au jeu. Qui a tort ? Qui a raison ? Et bien maintenant que j’ai fini l’aventure principale, que j’ai même goûté un peu au endgame, je peux vous le dire sans sourciller, les yeux dans les yeux : Suicide Squad Kill the Justice League est un jeu bien bien rincé !

Bon, “rincé” est peut-être un terme un peu trop fort pour décrire mon expérience autour du dernier-né des laboratoires Rocksteady, mais il est certain que venant de la part des créateurs de la saga Batman Arkham, la déception est à la hauteur de l’attente et surtout de la réputation du studio. C’est vrai, comment des développeurs aussi talentueux, qui ont révolutionné les jeux de super-héros il y a 15 ans, ont-ils accouché d’un titre aussi bancal que ce Suicide Squad, aussi bien dans ses fondations que son exécution ? Tout simplement parce que ce n’est pas le bon studio à qui il fallait confier ce genre de projet. Quand on a un studio comme Rocksteady dans ses rangs, qui nous a offert des jeux solo narratifs de cette envergure, on continue d’exploiter ce talent, en les poussant vers le haut. Faire des jeux-services, c’est un autre délire, ce n’est pas du tout la même approche et si Warner voulait à tout prix son Fortnite dans l’univers DC, il aurait été judicieux de le confier à un autre studio. Résultat, 9 ans d’attente pour un jeu qui ne sait pas vraiment se positionner. Tout le jeu transpire en effet cette dualité, de cette approche à deux têtes, de cette fusion qui ne s’est jamais opérée correctement et qui a donné naissance à un truc difforme, et qui a du mal à tenir sur ses deux pattes. On ne va pas revenir sur l’historique du projet, les rumeurs qui planent autour, les scoops de certains insiders, les contre-scoops de Jason Schreier (qu’on n’hésitera pas à remettre en question d’ailleurs car nous avons eu d’autres sons de cloche de gens très proches du dossier, et on le redit, le jeu Superman a existé, on nous l’a encore répété), mais une chose est certaine, le développement de ce Suicide Squad Kill the Justice League ne s’est pas fait dans la joie, l’allégresse et la simplicité. C’est même tout l’inverse.

TALENT GÂCHÉ

Autant être franc du collier tout de suite : si vous cherchez à retrouver l’ambiance et la proposition des anciens Batman Arkham, ce Suicide Squad n’est pas fait pour vous. Clairement pas. On est aux antipodes de la trilologie Batman, aussi bien dans la proposition artistique, dans le gameplay et les fondations même d’un jeu solo narratif, même s’il en garde encore quelques stigmates qui n’ont pas été entièrement effacés. Parce que oui, Warner et Rocksteady ont quand même tenté de sauver le soldat Suicide Squad quand les premiers backlashs sont apparus il y a un an demi, lorsque le public a appris que la direction prise était le jeu-service. Ce n’est pas un hasard si Suicide Squad Kill the Justice League a aussi été présenté comme étant un jeu jouable en solo, avec un vrai scénario et une narration aux petits oignons. Seulement voilà, une fois qu’on a lancé l’aventure, on se rend compte que tout a été fait le multi, en coop à quatre plus précisément. Certes, tout seul, l’IA va se charger de piloter les autres membre de la Task Force X, mais leurs actions resteront furieusement limitées et au global, c’est vous qui allez faire l’ensemble du boulot. Alors oui, tirer dans le tas, l’IA sait le faire, mais dès qu’il faut faire des actions précises, elle est tout de suite moins performante. Est-ce qu’on peut lui en vouloir à cette IA de ne pas vraiment s’intéresser aux objectifs demandés dans le jeu ? En vrai, non, surtout quand on voit la pauvreté des objectifs qui sont assignés et qu’on connaît évidemment par coeur. Destruction de zones, capture de points d’intérêt, protection de biens, soutien de convoi, survivre à des vagues d’ennemis, c’est toujours la même chose et surtout, ça tourne en boucle sur les 15h de jeu nécessaires pour venir à bout du jeu. Pourtant, il y avait de quoi faire dans ce Metropolis au point de vue aérien et qui porte encore les stigmates d’un jeu Superman qui a été abandonné. Malheureusement, les environnements sont sacrément vides, évidemment justifiés par le fait que quasiment tous les Humains ont été tués par Brainiac, malin l’astuce scénaristique hein, mais ça ne changera rien au fait que son architecture donne davantage l’impression d’une ville bordélique que d’un univers cohérent.

FORTNITE DC

Et puis, visuellement, Suicide Squad Kill the Justice League n’est pas exempt de défauts, il est même très inégal en fait. Autant le jeu est soigné dans la modélisation des principaux personnages, mais il déçoit dans la représentation de ses ennemis, dont la variété se compte sur les doigts d’une main en vrai, et puis la ville de Meropolis aussi, elle ne donne aucunement envie qu’on la parcourt, tout l’inverse du Gotham City de la trilogie Batman Arkham. Et puis, est-ce qu’on peut parler des boss battles aussi ? Ils ne sont pas nombreux et en plus, ils ne sont pas à la hauteur des personnages qu’on affronte. Mention spéciale aux combats face à Batman et Brainiac qui ont manqué d’inventivité. Personnellement, j’ai pris un énorme plaisir de tuer tous les membres de la Justice League, j’ai même kiffé quand Boomerang pisse sur le cadavre de Flash, mais très sincèrement, les combats ne sont pas représentatifs de ce que ces super-héros sont capables de faire. C’était décceptif en termes de proposition, mais aussi en termes de mise en scène en vrai.

Encore une fois, je l’ai dit, en raison de son traitement à cheval entre expérience narrative et jeu-service, ce Suicide Squad Kill the Justice League ne sait pas sur quel pied danser. Du coup, il fait tout de manière très moyenne, voire basique et il n’en découle jamais rien de marquant. Alors certes, si vous aimez les shooter-looters, que vous adorez tirer sur les mêmes ennemis en boucle, dans des missions ultra répétitives pour ramasser un maximum de ressources et les transformer en bonus cosmétique, alors ce jeu est fait pour vous, sinon, vous allez être déçu de l’expérience. Et d’ailleurs, même le Endgame n’a rien de palpitant, et ne fait que répéter inlassablement ce qu’on a fait dans l’aventure pendant 15h. On sent que la suite arrivera ensuite, par le biais de DLC, d’événements précis et de mises à jour supplémentaires, qu’elles soient gratuites ou payantes. Reste alors un gameplay sympathique, mais pas non plus explosif, avec des personnages vraiment différents les uns les autres, même si leurs déplacements sont assez inégaux. Harley Quinn par exemple, perso, je trouve que c’est la pire pour les déplacements. Il y a quelques bonnes sensations de combat, même si on aurait aimé des armes plus loufoques et moins classiques, plus de variété aussi, mais là encore, on sait que tout a été gardé pour du contenu plus tard.

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