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le Requin Playing Game qui ne manque pas de mordant !

Et oui, le propos du jeu est bel et bien d’incarner directement un requin, et non de chasser des squales (même s’il vous arrivera de croquer quelques congénères à l’occasion). Et alors que ce concept se prête a priori assez mal à une scénarisation, les développeurs ont réussi à nous pondre une histoire qui tient la route. Car le requin qu’on incarne n’est pas n’importe lequel. Tout bébé, et même plus exactement fœtus, il a reçu un méchant coup de couteau de la part de Pierre Leblanc (également appelé Pete l’écailleux), un chasseur qui venait tout juste de tuer et éventrer sa mère.  Avouez qu’il y a de quoi chercher vengeance par la suite. Mais se pourrait-il que les agissements de Pete soient également justifiés ? Le joueur découvrira cela lors de scènes cinématiques plutôt amusantes, et particulièrement bien mises en scène. L’habillage simule un reportage télévisé, avec générique digne d’une série des années 80, interviews du chasseur et de son fils, et commentaires annexes. Durant le gameplay, la narration continue de plus belle grâce à une voix-off qui souligne régulièrement nos actions à la manière d’un documentaire animalier. L’acteur est tellement bon qu’on pardonnera aisément l’absence de doublage français, les sous-titres localisés étant heureusement de la partie. Le ton de l’excellent Chris Parnell est toujours nonchalant, quelles que soient ses lignes de dialogues. Certaines donnent des anecdotes plus ou moins justes sur la vie sous-marine, d’autres racontent de véritables horreurs (qui passent crème grâce à l’ironie sous-jacente), et d’autres encore jouent plus clairement la carte de l’humour direct. Lorsque vous ferez évoluer votre requin, ne vous étonnez donc pas d’entendre le narrateur s’exprimer le plus sérieusement du monde : “le requin est devenu adulte et devrait probablement dépenser moins, économiser davantage, et commencer à chercher des fonds d’investissement”. On est là pour se marrer, et ça fonctionne plutôt bien.

 

DES GRAPHISMES QUI REQUIN’QUENT

Mais alors que certains jeux se seraient servis du second degré comme d’une excuse pour nous balancer à la tronche des graphismes à moitié moches, Maneater nous offre au contraire du beau spectacle. Les effets atmosphériques et le cycle jour/nuit mettent en valeur de beaux environnements terrestres, notre requin arbore des cicatrices réalistes, les fonds sous-marins baignent dans une lumière crédible, et le sang de nos victimes se diffuse avec élégance dans l’eau. Globalement, l’Unreal Engine 4 a été mis à profit de fort belle manière. Honnêtement, on n’en attendait pas tant. Les animations ne sont pas en reste puisqu’elles sont extrêmement dynamiques, voire “over the top” par moments. Et les éclaboussures d’eau, gerbes de sang et autres mouvements violents sont renforcés par de délicieux hurlements lorsqu’on s’en prend à des humains.

L’ambiance est sanglante mais décomplexée, le jeu assumant parfaitement son statut de plaisir coupable. Le joueur peut d’ailleurs pousser le vice jusqu’à ne pas dévorer totalement ses proies, afin de mieux admirer leurs blessures. Observer des nageurs battre des moignons pour tenter de vous échapper alors que vous leur tournez autour est un plaisir rare. La maniabilité est quant à elle très correcte pour un jeu qui demande de réellement gérer les trois dimensions de l’espace. Il peut arriver qu’on se retrouve à la surface involontairement, notamment lors des combats sous-marins, mais il suffit d’appuyer sur une touche pour replonger aussitôt. Le jeu propose même une commande permettant de faire face automatiquement aux créatures hostiles, ce qui simplifie la tâche lors des affrontements les plus difficiles. La palette de mouvements vous permet globalement de nager, de bondir en avant, de sauter hors de l’eau tel un majestueux dauphin, de passer en mode Prédation avec l’aileron qui dépasse de la surface de l’eau, de mordre, de tenir et secouer une proie (voire de la lancer au loin), de donner un coup de queue, de vous mouvoir pendant quelques instants sur la terre ferme (histoire de choper un golfeur qui passe par là), ou encore d’esquiver une attaque ennemie ou un tir. Car vous ne vous ne vous contenterez pas de croquer des baigneurs impuissants. d’innocentes tortues de mer, des mérous pacifiques, des poissons carnivores légèrement agressifs, des alligators terrifiants, et d’autres requins à la hauteur de votre légendaire férocité. Vous allez également devoir chasser des chasseurs…

UN P’TIT CROQUE-MONSIEUR ?

A force de tuer des humains, vous allez faire monter une jauge de menace. Une fois celle-ci remplie, des chasseurs de primes armés de fusils débarquent. Le rythme plutôt tranquille du jeu s’emballe alors sensiblement. Il faut esquiver les tirs, sauter hors de l’eau pour choper un homme armé ou un pilote, croquer les plongeurs qui vous entourent, bouffer quelques poissons au passage histoire de regagner de la santé, et même essayer de détruire les bateaux à coups de mâchoire et de queue. Sauf qu’à force de détruire des embarcations et d’avaler des chasseurs, c’est votre jauge d’infamie qui va augmenter. Et chaque fois qu’elle franchira un palier, le chef du gang viendra se joindre à la meute, jusqu’à ce que vous en veniez à bout. Tout au long de votre montée en puissance, c’est ainsi dix boss humains que vous aurez à affronter. Le principe est toujours un peu le même (sauter hors de l’eau, donner quelques coups de dents, essayer d’attraper le bonhomme et de l’emmener dans l’océan….), mais quand vos adversaires commencent à sortir les fusils à pompe, les choses se corsent sensiblement. Les créatures sous-marines ont également droit à des versions “super prédateur”, plus difficiles à vaincre que la poiscaille habituelle.

Ainsi, le jeu prend la forme d’un monde ouvert divisé en huit zones spécifiques, qui cherchent à varier les décors (du bayou aux condos de luxe bâtis sur la côte, en passant par un complexe de golf ou une plage de sable fin). On peut se déplacer librement et sans chargement, ou utiliser une fonction de voyage rapide pour se rendre d’une région à l’autre.

Mais puisque le jeu arbore une structure de RPG, on devient de plus en plus puissant au fil du temps, et les animaux hostiles qui nous mettaient une raclée en début de partie finissent par devenir des proies quasiment communes. Evidemment, être un requin limite fortement les possibilités de dialogues et il ne faut donc pas chercher un quelconque aspect littéraire dans la caractère “rôliste” de l’aventure. On parle plutôt ici des mécaniques de progression habituellement dévolues aux jeux de rôle. Ainsi, le jeu prend la forme d’un monde ouvert divisé en huit zones spécifiques, qui cherchent à varier les décors (du bayou aux condos de luxe bâtis sur la côte, en passant par un complexe de golf ou une plage de sable fin). On peut se déplacer librement et sans chargement, ou utiliser une fonction de voyage rapide pour se rendre d’une région à l’autre. Chaque zone possède sont lot de quêtes à remplir pour faire avancer le scénario, de quêtes secondaires et d’objets à collectionner. L’exploration fait la part belle aux grottes sous-marines, aux tunnels à débloquer, et aux zones terrestres à découvrir. L’évolution de notre requin tient également une place importante.

 

LES DENTS DE SA MÈRE

Ce personnage pas comme les autres passent par plusieurs stades (bébé, adolescent, adulte, ancien), et gagne en puissance à chaque fois. Mieux encore : croquer tout ce qui bouge permet de gagner des nutriments (lipides, protéines, minéraux et mutagène), que l’on peut dépenser pour améliorer notre “équipement”. A la manière d’un personnage classique, le requin peut s’équiper de différentes évolutions dédiées à ses mâchoires, sa tête, son corps, ses nageoires ou encore ses organes. A vous de choisir entre des dents bio-électriques ou osseuses par exemple. Ou de privilégier un sonar avancé à une plus grande vitesse sur la terre ferme. Les différentes forme d’évolution agissent sur cinq paramètres généraux (masse, santé, défense, dégâts, vitesse) et offrent différents bonus spéciaux et contextuels en fonction de leur nature. Malgré toutes ces possibilités, certains esprits chagrins reprocheront certainement au jeu sa répétitivité. Et on peut les comprendre car cette dernière est bien réelle ! Les actions d’un requin sont forcément limitées, et toutes les quêtes tournent autour des mêmes concepts : croquer un certain nombre de poissons de tel type, tuer un certain nombre d’humains dans telle zone, combattre un prédateur surpuissant, affronter les chasseurs, et ramasser des objets à collectionner (plaques d’immatriculation, points de repère, dépôts de nutriments).

Globalement, l’Unreal Engine 4 a été mis à profit de fort belle manière. Honnêtement, on n’en attendait pas tant. Les animations ne sont pas en reste puisqu’elles sont extrêmement dynamiques, voire “over the top” par moments.

Assez rapidement, le jeu passe en mode “grinding”. Mais du grinding joyeux auquel, pour notre part, nous nous sommes volontiers soumis ! La découverte d’un point de repère s’accompagne généralement d’une texte assez drôle, certains dépôts de nutriments demandent un bon sens de l’orientation pour être dénichés, les plaques d’immatriculation sont parfois placées à des endroits improbables (“mais comment vais-je bien pouvoir atteindre ce tronçon d’autoroute ?”), les quêtes de chasse permettent de profiter de balades sous-marines fort sympathiques, et chaque boss vaincu nous rapproche de la complétion ultime. Bref, voilà un jeu qu’il faut déguster par petites sessions et qu’on a envie de terminer à 100%. D’ailleurs, on regrette que la version PC ne soit pas disponible sur Steam, ce qui permettrait de débloquer des Succès. On peut également regretter l’aspect “trop pratique” de la mini-map (qu’on a tendance à privilégier pour placer des marqueurs alors qu’utiliser le sonar permet de se repérer de manière plus immersive) ou, de manière plus anecdotique, l’absence d’un thème musical proche de celui des Dents de la mer lorsqu’on passe en mode Prédation. Mais ne comptez pas sur nous pour cracher dans la soupe d’ailerons, surtout que les développeurs auraient pu parfaitement faire les requins et transformer leur concept en vrai-faux free-to-play bardé de micro-transactions cosmétiques !

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