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Pourquoi The Last of Us était-il un monument du jeu vidéo à sa sortie ?

The Last of Us Part I, le remake du mastodonte de Naughty Dog et PlayStation, vient d’arriver. C’est donc l’occasion de revenir sur ce qui a fait le succès de ce The Last of Us à l’époque.

Sommaire

Naughty Dog fait du The Walking DeadL’histoire touchante d’Ellie et JoëlUne réalisation digne d’un filmUn jeu next-gen sur PS3Naughty Dog fait du The Walking Dead

Au début des années 2010, il y a un studio qui a le vent en poupe : Naughty Dog. Après s’être illustré avec Crash Bandicoot, le studio américain nous a pondu les Jak & Daxter et les Uncharted, deux licences très appréciées qui lui ont permis de se construire une solide réputation. Mieux encore, les jeux avec Nathan Drake ont prouvé que Naughty Dog était capable de grandes choses techniquement parlant. Alors quand l’annonce d’un jeu post-apocalyptique reprenant le même niveau de réalisme est tombée, il y avait de quoi être intrigué.

Surtout qu’à l’époque, les zombies sont également tendance. The Walking Dead a commencé sa diffusion en 2010 et est rapidement devenue l’une des séries les plus appréciées et regardées. Côté jeu vidéo, on a Resident Evil qui continue à rassembler de nombreux fans. Certains s’attendent donc naturellement à un autre jeu du genre à la sauce Naughty Dog. Mais que nenni ! Au fil de la communication, on réalise que The Last of Us, tel est son petit nom, n’aura rien à voir avec la licence de Capcom. Vendu comme un jeu de survie et d’action, il devient rapidement clair que Naughty Dog a troqué l’horreur en faveur de la narration et des émotions.

Avec ce choix original pour l’époque, le studio marque des points et insuffle à son projet un air de nouveauté qui donne envie. Naugty Dog a misé sur le bon cheval et cela est d’autant plus vrai que le studio sait raconter des histoires. Et avec The Last of Us, il va même s’imposer comme un maître du genre.

L’histoire touchante d’Ellie et Joël

À sa sortie en 2013, le jeu est plébiscité par la critique. Si certains journalistes pointent du doigt une IA à la ramasse et des mécaniques de gameplay limitées, ils sont tous d’accord pour saluer l’excellence qu’atteint le titre d’un point de vue narratif. Dans notre test, on parle alors d’ “un scénario à vous couper le souffle” et d’ “une ambiance qui vous colle à la peau, même lorsque vous avez lâché le pad”. Le magazine Edge va plus loin encore : “Naughty Dog a livré une histoire épique la plus fascinante, axée émotionnellement de cette génération de console.”

Cette narration aux petits oignons, elle est notamment portée par un rythme géré avec brio. Pour Neil Druckmann, qui a chapeauté le projet, les meilleures structures narratives sont celles qui changent constamment de rythme. Dans The Last of Us, les phases d’action intense sont ainsi suivies de moments plus calmes, mais non moins importants. Dans un épisode d’In Game, nous parlions notamment d’une scène particulièrement habile à ce niveau : la scène des girafes. Après un rude hiver, on y retrouve une Ellie changée, perturbée, qui ne répond plus comme avant à nos déplacements et indications… mais qui a tout de même réussi à garder son âme d’enfant.

De plus, The Last of Us s’attaque à des thématiques alors trop peu abordées dans les jeux vidéo. Si le titre de Naughty Dog se démarque déjà de par son approche atypique du post-apo, la relation qu’il met en avant l’est tout autant. Pour la décrire, Neil Druckmann parlait alors d’une “histoire d’amour dans la relation père-fille”. Le lien qui se crée devant nos yeux entre Ellie et Joël est aussi crédible qu’il est engageant et émouvant. Cela est dû à la narration bien sûr, mais également au gameplay qui nous pousse à trouver une synergie entre les deux personnages, nous met en difficulté quand ils sont séparés ou encore nous émeut face à certains choix que nous sommes obligés de faire.

Mais il n’y a pas qu’Ellie et Joël dans The Last of Us. Au fil de notre aventure, on découvre de nombreux personnages avec des personnalités différentes et marquées, des destins parfois tragiques et des histoires que l’on n’a alors pas l’habitude de voir dans un AAA. Sans faire dans l’excès, The Last of Us n’a pas peur de chambouler un peu les esprits. Le titre a ainsi ému plus d’un joueur, même ceux aux cœurs les plus hermétiques. Non seulement The Last of Us nous conte une belle histoire, mais il le fait bien, et ce que ce soit d’un point de vue narratif ou visuel.

Le récit et la caractérisation sont impressionnants, et pas seulement “pour un jeu”

Andy Kelly du magazine britannique Computer and Video Games

Une réalisation digne d’un film

Si The Last of Us a autant marqué les esprits, c’est aussi parce qu’il s’agissait de l’un des premiers jeux d’action à avoir une telle dimension cinématographique. Un point qui est d’ailleurs retenu contre lui par certains qui jugent son gameplay trop peu présent pour le qualifier d’excellent jeu. Si cela est encore débattu aujourd’hui, il est en revanche indéniable que The Last of Us a une réalisation semblable à celle d’un film.

Que ce soit grâce aux plans de caméra, aux dialogues ou à leur qualité globale, la plupart des scènes du jeu de Naughty Dog sont mémorables, à commencer par son introduction. Pour beaucoup, il s’agit de l’ouverture la plus marquante de l’Histoire du jeu vidéo et on les comprend. En nous laissant incarner la jeune fille de Joël, Sarah, le temps de quelques minutes, The Last of Us nous plonge dans le vif du sujet et en profite pour nous briser le cœur au passage. Et puis il y a le drame en trois actes de Henry et son petit frère Sam ou encore sa conclusion qui est remplie d’une tension scénaristique digne des plus grands cliffhanger de série.

Au fil de ces scènes, The Last of Us joue avec les codes du cinéma comme aucun jeu avant lui. On sent là ses inspirations cinématographiques, allant de Je suis une légende en passant par La Route, 28 jours plus tard ou encore Les Fils de l’homme, pour finir par La Révolte des Triffides (sans oublier la série The Walking Dead bien sûr). Notez d’ailleurs que la musique de The Last of Us a été entièrement créée par un compositeur habitué aux films, Gustavo Alfredo Santaolalla. Cela a donné une bande-son de qualité qui a, elle aussi, profondément marqué les esprits et participé à l’immersion et l’émotion du titre. Pour ce qui est du rendu particulièrement réussi des cinématiques, il est, lui, notamment permis grâce aux performances des acteurs (dont Troy Baker et Ashley Johnson) et à la motion capture.

L’interprétation n’est pas uniquement superbe, mais la beauté graphique du jeu fait que les événements de The Last of Us débordent de réalisme. Tout ce qui arrive est tout de suite plus mémorable, plus puissant, et plus poignant car l’environnement est tellement crédible.

Colin Moriarty d’IGN

Un jeu next-gen sur PS3

La motion capture a un bien grand rôle à jouer dans le rendu visuel du jeu, lui aussi applaudi. Il faut dire que si la technique permettant de rendre de façon plus réaliste le langage corporel en jeu était déjà utilisée depuis un petit moment, Naughty Dog en a fait son atout majeur. L’une des raisons ayant poussé le studio à déménager en 2010 était justement de pouvoir avoir leur propre studio de motion capture. Si cela vous intéresse, Damon Shelton de chez Naughty Dog a, depuis, donné une conférence sur l’usage de la motion capture pour The Last of Us. Vous pouvez la retrouver ci-dessous.

Techniquement, Naughty Dog s’est donné sur The Last of Us et le rendu est forcément de toute beauté. Si aujourd’hui, on peut trouver les graphismes de The Last of Us vieillissants, pour l’époque, et surtout pour la PS3, ils étaient étonnamment réalistes et particulièrement réussis. En 2013, peu de jeux ont réussi à atteindre ce niveau, aucun se risquent même à dire certains journalistes. Avec un tel rendu, The Last of Us a alors de quoi s’illustrer comme un grand jeu et une licence incontournable de l’écosystème PlayStation. Et si on ajoute tout le reste, il devient tout naturellement un monument.

On aurait pu également parler du très bon mode multijoueur, du non moins bon DLC qui a suivi ou de la version remastered qui est arrivée très peu de temps après. Mais si ces éléments ont participé au succès de The Last of Us dans le temps, ce ne sont pas eux qui ont fait du titre un monument du monde vidéoludique, mais bien ceux que nous avons listé plus haut. C’est sur eux que le titre de Naughty Dog a pu compter pour s’inscrire dans les mémoires comme l’un des meilleurs jeux vidéo de tous les temps, et ce encore aujourd’hui. Un jeu que vous allez pouvoir redécouvrir avec le remake The Last of Us Part I

En savoir + sur l’univers de The Last of Us

Lire l’article original sur jeuxvideo.com

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