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la série de retour au sommet ?

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Avec ce rythme aussi effréné que celui de nous pondre un épisode tous les ans, il fallait bien que Visual Concepts donne des signes de fatigue. Le studio californien, qui nous livre à chaque nouvel NBA 2K une leçon de simulation de basket, a déçu en 2020. On aurait pu espérer que cette baisse de régime remette en question le temps de production nécessaire pour élaborer de vraies nouveautés, mais la money n’attend pas, surtout quand on sait que la franchise atteint régulièrement les 10 millions d’exemplaires chaque année. L’argent, c’est d’ailleurs ce qui est souvent pointé du doigt dans le jeu depuis plusieurs itérations, 2K Games et Visual Concepts ayant décidé d’intégrer un système de pay-to-win qui a fait couler beaucoup d’encre. S’il est vrai que les derniers épisodes avaient tendance à pousser le joueur à se lâcher sur la CB, pour NBA 2K22, un effort a été consenti, avec un équilibre qui a été trouvé pour ne pas trop bousiller l’expérience du joueur. Dans le mode Carrière par exemple, il n’est plus possible de dépasser la note de 84, même en souhaitant flamber les VC (pour Virtual Currency, la monnaie in-game), un seuil limite ayant été imposé par les concepteurs. Pour continuer d’avancer, il faudra faire parler le beau jeu, en passant par la case entraînement ou enchaîner les matchs. Après, NBA 2K22 conserve d’autres mauvaises habitudes et tentera toujours de vous pousser vers l’achat nerveux et compulsif avec une difficulté accrue dès le début du mode Carrière, histoire de nous faire comprendre qu’on n’est pas au niveau et que dépenser quelques euros bien réels peut être un raccourci appréciable. Bien sûr, on ne va pas faire les vierges effarouchées et prétendre ne pas savoir que le capital s’est installé dans notre jeu de basket préféré, mais il est de bon ton aussi de remettre les choses à leur place.

 

SECOND LIFE

 

Puisqu’on évoque le mode Carrière, allons droit au but et évoquons les grosses nouveautés dans ce NBA 2K22 qui souhaite se faire pardonner de son aîné. On constate cette année encore que Visual Concept pousse l’aspect RPG encore plus loin, avec une ville plus ouverte, des quêtes à réaliser, des points d’intérêt à suivre et nouveauté assez saugrenue : la possibilité de se déplacer sur un skate pour aller plus vite. Bien sûr, afin d’aller jusqu’au bout de leur délire, les développeurs ont également mis en place tout un système de grind pour s’amuser comme dans un Tony Hawk. Pourquoi pas, mais le système étant ultra limité, on ne peut qu’être frustré de ne pas pouvoir faire des tricks en plus. Un peu plus loin dans l’aventure, il est même possible de débloquer une paire de rollers, et bien d’autres bonus pour que les déplacements ne soient plus une tannée. Cela dit, avec une zone de jeu qui ne cesse de s’agrandir, l’un des principaux reproches qu’on pouvait faire aux précédents épisodes, c’était le temps perdu à se balader dans la ville pour aller d’un point A à un point B. Visual Concepts a donc rectifié le tir en y intégrant des moyens de transport plus sympathiques, et en rapport avec l’univers du sport. Mais qui sait si d’ici 10 ans, on ne pourra pas utiliser une voiture pour aller faire sa session d’entraînement ? Vu à la vitesse à laquelle les développeurs poussent le bouchon, ce n’est pas interdit que le mode Carrière de NBA 2K finisse par devenir un GTA RP. On trolle aujourd’hui, mais il faut quand même analyser les intentions des créateurs qui n’hésitent plus à nous montrer leurs intentions, à savoir créer un deuxième jeu dans leur jeu de basket. Une espèce de life simulator qui ne cesse de se solidifier au fil des épisodes, au point qu’il est possible de passer plus de temps à prendre soin de l’image que renvoie son avatar que de jouer au basket. C’est à la fois inédit, mais terrifiant également, d’autant que cette année, l’histoire du mode Carrière se base sur les influenceurs.

 

INFLUENCEUR INFLUENCÉ

Il y a en effet tellement de choses annexes à faire qu’il est évidemment possible de ne plus du tout jouer au basket dans le mode Carrière. Non seulement la ville grouille désormais de vie, avec plein de PNJ, des boutiques et des quêtes partout, on peut clairement consacrer son temps à sa petite personne. Le jeu se voulant d’ailleurs assez proche de la culture des réseaux sociaux, on sera souvent en train de zieuter son téléphone, voir le nombre de likes qu’on a eu, d’autant qu’il y a aussi des challenges à faire avec son smartphone. Bref, vous l’avez compris, Visual Concepts veut faire de son mode Carrière un jeu à part entière, quitte à faire du hors-sujet. Il faudra cependant un peu plus de savoir-faire pour que l’aspect social de NBA 2K prenne son envol et déploie un intérêt véritable. Pour le moment, on a beau saluer la motivation d’aller plus loin, tout reste moyennement fait. Les PNJ sont souvent inertes et manquent de dialogues variés, la mise en scène était d’une platitude affolante et le système de collision est clairement à revoir. Fermons cette parenthèse et passons au cœur du gameplay, puisqu’il est l’heure de parler de vrai basket cette fois-ci.

 

Toujours dans l’optique d’offrir le meilleur rendu de jeu manette en mains, Visual Concept va encore plus loin dans la simulation, au grand dam des novices qui vont débarquer en cours de route et se manger la tonne de possibilités et d’infos qu’il faut emmagasiner pour exécuter de beaux gestes. Oui, NBA 2K22 est un jeu à la jouabilité exigeante et cette année encore, les développeurs ne sont pas là pour vous faciliter la tâche. La grosse nouveauté dans le gameplay, c’est l’importance de la barre de stamina qui vient chambouler le jeu et la réussite des tirs. Plus un joueur se fatigue et moins il sera performant dans ses lancers, avec des tirs qui deviennent plus courts. Cette gestion de la fatigue de ses joueurs sur le terrain a été accentuée dans ce NBA 2K22, ce qui va sans doute fâcher celles et ceux qui enchaînaient les actions intenses suivies d’un tir parfait. Désormais, chaque dribble effectué va vider votre jauge de stamina qui va littéralement impacter votre tir juste après. Autant vous dire que lors des premières parties, c’est assez déroutant, limite incompréhensible. Mais comme NBA 2K22 se veut la simulation la plus réaliste, l’idée est de se rapprocher de la vraie vie. Oui, mais au point de ruiner le fun dans les parties ? Le débat mérite d’être posé.

PLUS RÉALISTE, MOINS ACCESSIBLE

 

Le virage vers l’ultra simulation va peut-être laisser certains joueurs sur le carreau et diviser, mais s’il y a bien une chose sur laquelle NBA 2K22 est inattaquable, c’est sa réalisation. Sur consoles next gen’, le jeu jouit de graphismes vraiment réussis, avec une belle modélisation des joueurs, des animations toujours plus naturelles, des détails encore plus réalistes sur les joueurs (sueur, reflets sur le parquet, flottement des maillots selon les animations) qui prouvent une fois encore tout le soin apporté par les développeurs. Quant à la physique de la balle, elle atteint elle aussi un degré de finition assez exemplaire. Certains jeux de foot devraient clairement demander conseil à NBA 2K, pour éviter d’être sans arrêt critiqué. Cette immersion n’est par ailleurs pas seulement visuelle, elle est également sonore, avec des commentaires toujours aussi riches en anecdotes et réussies. Alors oui, tout est encore en anglais et seuls les puristes qui regardent les matchs de la NBA à 3h du mat’ vont kiffer, mais au moins ils peuvent jouir de guests qui viennent enrichir le propos. Petit bonus cette année à ce propos : l’arrivée des Public Announcers que l’on peut généralement entendre lors des matchs véritables et qui ont été intégrés dans NBA 2K22. Le truc qui ambiance direct.

 

Impossible de ne pas évoquer le mode MyTeam qui continue de gagner en popularité et n’a qu’un objectif : faire aussi bien que le mode FUT de FIFA qui est même devenu un argument de vente pour l’achat de chaque épisode. Dans NBA 2K22, l’une des nouveautés réside dans le système de saison que beaucoup attendaient depuis un moment. Chaque saison dure 6 semaines et tous les objectifs proposés permettent de gagner de l’XP, mais aussi des maillots et des logos à gagner. Il est d’ailleurs recommandable de se focaliser sur les défis Pick-up (il y en a un par jour) et permet de récupérer des cartes supplémentaires assez simplement, sans avoir une équipe super costaude. De toutes les façons, on sent que Visual Concepts a blindé le mode MyTeam de challenges et autres défis jusqu’à plus soif, afin de créer ce sentiment d’addiction qui fonctionne à merveille sur FIFA, l’exemple à suivre. Autre point positif de MyTeam : le retour du mode Draft, qui permet de jouer avec une équipe aléatoire, là aussi repris de FUT. Mais que les joueurs se rassurent, les rencontres en ligne respectent les stats des joueurs pour éviter un déséquilibre qui mènera à une frustration. Le contenu est pléthorique et comme d’habitude, on peut passer le plus clair de son temps à jouer aux cartes plutôt qu’à faire du basket, sachant que vous prenez un risque côté finance, puisque le mode fait tout pour vous demander de faire flamber les VC. Vous êtes prévenus.

TOUT EST PARDONNÉ ?

 

Pour terminer, un mot sur la Women’s National Basketball Association, apparue l’année dernière dans NBA 2K21 et qui revient avec un peu plus de contenu. On ne peut pas encore parler de révolution, mais le mode The W (qui n’est autre que le mode Carrière version féminine), s’est enrichi avec un mode en ligne. Pas de quoi faire vriller les têtes, on sent que les développeurs y vont avec parcimonie, le contenu à faire évoluer à chaque nouvel épisode étant suffisamment balèze qu’il est parfois impossible de tout révolutionner. Une chose est sûre en revanche cette année, c’est que Visual Concepts s’est bien rattraper par rapport à NBA 2K21, qu’on peut classer comme étant un petit accident de parcours. Des choses qui arrivent bien évidemment, mais qui peuvent parfaitement se reproduire si le rythme continue d’être aussi industriel. D’autres jeux en ont fait les frais et ce n’est pas parce que le studio californien connaît ses gammes par cœur qu’il ne peut pas se planter une fois encore. En attendant, NBA 2K22 se révèle être un bon cru et il faut le souligner.

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