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remake ou remaster, peu importe, c’est toujours le

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Sorti il y a bientôt une décennie sur PS3, le tout premier The Last of Us a aussitôt hérité de statut de chef d’œuvre absolu et unanime. Il faut dire que le jeu coche toutes les cases pour séduire le grand public, malgré une histoire plus adulte et plus sombre, qui a d’ailleurs permis à Naughty Dog de basculer dans une autre dimension, celui du drame et de la violence. C’est aussi par son biais qu’un certain Neil Druckmann est parvenu à tirer son épingle du jeu, en devenant l’homme-clef d’une entreprise en pleine restructuration à cette époque. Christophe Balestra, puis Bruce Straley, mais aussi Amy Henning, on ne sait pas si c’est Druckmann qui les a fait fuir, mais aujourd’hui, il est le visage du nouveau Naughty Dog, et le garant d’un certain sceau de qualité du studio californien. Celui qui est arrivé au sein des Dogs par culot et motivation est surtout un grand travailleur, et il cumule aujourd’hui plusieurs casquettes : scénariste, game designer, réalisateur, producteur et depuis 2020, la co-présidence de Naughty Dog. Il a su convaincre tout un studio de lui faire confiance et d’imposer une vision sur le long terme. Puisqu’il est aujourd’hui occupé à travailler sur leur nouvelle IP (un jeu fantastico-médiéval qui a fuité il y a un an et demi), mais aussi réalisé quelques épisodes de la série télé The Last of Us pour HBO, il a confié la direction de The Last of Us Part 1 à deux personnes de confiance : Matthew Gallant, qui officie au poste de game director, et Shaun Escayg, qui n’est autre que le directeur créatif sur ce remake/remaster. Le premier (Matthew Gallant) était concepteur système principal sur The Last of Us 2 et a co-dirigé la création de plus de 60 fonctionnalités d’accessibilité, tandis que Shaun Shaun Escayg a débuté comme animateur cinématique principal sur le premier The Last of Us et Uncharted 4, avant de devenir le directeur créatif sur Uncharted : The Lost Legacy. Certes, il a fait une infidélité à Naughty Dog en allant chez Eidos Montréal pour travailler sur Marvel’s Avengers, mais il est rapidement revenu au bercail. Ensemble, ils ont travaillé sur la refonte pour que The Last of Us Part 1 soit dans la même lignée technologique que The Last of Us 2.

 

REMAKE OU REMASTER, LE DÉBAT

Forcément, quand on a suivi de près l’évolution des aventures de Joel et d’Ellie depuis leur arrivée en 2013 sur PS3, puis dans sa version PS4 remasterisée l’année suivante en 2014, il n’est pas évident de constater les différences avec cette refonte en 2022. Et pourtant, il faut être de mauvaise foi pour ne pas constater les évolutions graphiques qui ont été apportées au jeu. Bien sûr, il faut éviter d’aller mater des vidéos YouTube compressées pour se faire une idée, mais favoriser l’expérience utilisateur à la maison, avec un bel écran 4K sous ses yeux et la DualSense entre les mains pour juger définitivement. “Rebuilt from the ground up”, tel est le terme employé par les équipes de chez Naughty Dog dans la campagne promo, ce qui signifie que le jeu a bel et bien été retouché depuis ses fondations. Cela se voit au niveau de la modélisation des personnages, avec des visages retravaillés comme celui de Tess qui apparaît sous des traits presque différents. Les modèles 3D ont clairement gagné en nombre de polygones, les expressions des visages sont encore plus saisissantes et plus réalistes, la synchronisation labiale est désormais parfaite, et le moindre petit détail est encore plus visible, surtout si on s’amuse à zoomer avec le mode Photo. Les nouvelles animations, moins visibles toutefois, permettent de rendre les mouvements plus fluides et plus réalistes, même si Joel continue d’aller se coucher avec son backpack sur le dos. On avait tiqué sur ce moment awkward à l’époque, Naughty Dog ne l’a toujours pas corrigé 10 ans après. Dommage.

Et pourtant, il faut être de mauvaise foi pour ne pas constater les évolutions graphiques qui ont été apportées au jeu. Bien sûr, il faut éviter d’aller mater des vidéos YouTube compressées pour se faire une idée, mais favoriser l’expérience utilisateur à la maison, avec un bel écran 4K sous ses yeux et la DualSense entre les mains pour juger définitivement.

On chipote, car il faut bien avouer que reprendre la technologie de Motion Matching employé dans The Last of Us 2 est une bien belle idée, ce permet de rendre les mouvements des personnages plus fluides, plus réaliste et surtout plus convaincant. Ok, il reste quelques résidus malvenus lors de certains passages, mais l’interaction avec les décors alentours a gagné en immersion. On rappelle que le “Motion matching”, qu’on a déjà pu voir à l’œuvre sur For Honor, est une technologie qui est capable de mélanger plusieurs mouvements d’un acteur en train de réaliser un mouvement dans sa base de données. Plutôt que d’utiliser une animation pour chaque mouvement, les développeurs ont capturé les mouvements d’un acteur en train de se déplacer de plusieurs manières différentes (vers l’avant, en arrière, en pivotant, en se retournant) et c’est l’agorithme qui se charge de sélectionner non pas une animation à jouer, mais 3 ou 4 qu’il exécute conjointement en faisant en sorte qu’elles se mélangent pour obtenir le mouvement parfait et le plus naturel possible. C’est smooth et ça se voit d’autant plus sur ce The Last of Us Part 1.

FIDÈLE OU PERFORMANT ?

Mais il n’y a pas qu’au niveau des personnages que The Last of Us Part 1 a gagné en intensité, dans les environnements également, puisqu’ils apparaissent plus riches, plus détaillés et parfois complètement retouchés. Il n’est pas rare en effet de tomber sur des salles avec des objets nouveaux qui ont été ajoutés, reconfigurant ainsi notre vision et nous poussant à explorer chaque recoin pour déceler le moindre changement. A cela s’ajoute toute l’amélioration apportée aux éclairages qui sont capables de modifier complètement l’ambiance du jeu, ou du moins d’un niveau en particulier. Les ombres sont mieux traitées et surtout plus réalistes, le lens flare est désormais visible à contre-jour, les développeurs ont pu rajouter des effets plus volumétriques pour les explosions, la brume ou lors des passages infestés de spores. Cette intensité, on la ressent plus que jamais vers la fin du jeu, lors du Chapitre “Winter” où l’on constate que la neige a été reprise de The Last of Us 2, lui offrant une véritable consistance à chaque pas effecté. Et bien sûr, tout cela est renforcé par l’utilisation du Ray-Tracing qui offre des reflets, de la simple flaque d’eau, aux moments sous la pluie, ou bien encore à travers de simples miroirs dans une salle au calme. Bien sûr, comme tous les jeux de la PS5 quasiment, le joueur a le choix entre plusieurs modes de jeu, Fidélité ou Performance, histoire de profiter soit de la 4K native, soit des 60 images par seconde, mais comme d’habitude jamais les deux. Très sincèrement, on vous recommande chaudement d’opter pour la 4K dynamique et le 60fps, c’est le meilleur compromis et l’illusion avec la 4K native est presque parfaite. D’ailleurs, option plutôt pratique et agréable, il est possible de passer du mode “Fidélité” au mode “Performance” à la volée, sans avoir besoin de repasser par l’écran-titre ou de recharger une partie.

 

Côté gameplay, Naughty Dog a matraqué que des changements avaient également été opérés pour rendre le jeu plus moderne et surtout moins figé. Pour être tout à fait honnête avec vous, on n’a pas vraiment senti de réelles différences, sans doute parce qu’il aurait été compliqué de tout reprendre de The Last of Us 2 sans taper dans la structure même du jeu, sa moelle épinière. Certes, certains gunfights se montrent plus souples qu’en 2013, mais le jeu accuse cette rigidité qui tranche pas mal avec The Last of Us 2, lui qui avait introduit cette mécanique d’esquive qui rendait le jeu plus véloce et plus viscéral. C’est là qu’on se rend compte à quel point cette suite avait fait un bond en avant en matière de gameplay, mais aussi au niveau du comportement des adversaires. Là encore, beaucoup de promesses, avec des vidéos de coulisses de développement à l’appui pour nous montrer comment l’I.A. des ennemis avaient été améliorés. Très sincèrement, on est encore loin de ce qui avait réalisé avec The Last of Us 2 où les ennemis communiquaient entre eux ; ici, ils restent souvent avec des patterns basiques, quand ils ne deviennent pas aveugles alors qu’on est planqué à moins de 50 cm de leurs guêtres. On aurait aimé un meilleur résultat. On note cependant l’arrivée des ateliers pour améliorer ses armes, une mécanique reprise de The Last of Us 2, et qui donnera envie aux joueurs de tous les dénicher cette fois-ci.

 

Côté gameplay, Naughty Dog a matraqué que des changements avaient également été opérés pour rendre le jeu plus moderne et surtout moins figé. Pour être tout à fait honnête avec vous, on n’a pas vraiment senti de réelles différences.

 

Naughty Dog s’est cependant rattrapé avec cette tonne de fonctionnalités d’accessibilité reprise de The Last of Us 2. Pas étonnant quand on sait que Matthew Gallant en est l’un des auteurs. Préréglages d’accessibilité visuelle, audio ou motrice, commandes alternatives entièrement personnalisables, aide caméra, ramassage automatique, possibilité de modeler l’interface utilisateur en grossissant la taille du texte, les couleurs, le constraste, synthèse vocale et audio et plein d’autres options dans les sous-titres, rien ni personne n’a été oublié, ce qui est assez plaisant et confortable pour un jeu qui sort en 2022, il faut bien l’admettre. De même, avec les fonctionnalités offertes avec la DualSense (retours haptiques, gâchette adaptatives), l’immersion est plus renforcée, notamment avec l’utilisation de l’arc qui se tend avant de décocher une flèche. On a aussi pas mal apprécié l’audio 3D qui permet d’entendre les Clickers au loin, ou les bruitages de souffrance des infestés. Reste cependant une question qui demeure : le prix. Malgré toutes ces améliorations, les 80€ réclamés par Sony Interactive Entertainment sur le PlayStation Store est-il justifié ? Alors évidemment, le jeu sera proposé à 60 balles chez les revendeurs types Leclerc ou Auchan Hypergames, mais le prix conseillé par son éditeur reste celui du prix fort. Un tarif élevé, loin de ce que propose la concurrence depuis l’arrivée de cette 8ème génération de consoles. Certes, le travail abattu par Naughty Dog vaut bien plus que les 10€ habituelles demandés pour les mises à niveau proposées sur d’autres titres, mais clairement le juste prix aurait été entre 30 et 40€.

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