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une suite qui obtient presque les félicitations du jury

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Au revoir l’hôpital, donc, et bonjour la fac ! Les différentes spécialités médicales se voient ici remplacées par des formations universitaires variées, et parfois aussi loufoques que les maladies du précédent jeu de Two Point Studios. Vous allez ainsi pouvoir gérer des cursus de scientographie, gastronomie, robotique, chevalerie, magie, arts obscurs, exercice académique, carottage de fric, normalité virtuelle, entourloupes, histoire d’Internet, archéologie, musique, espionnage, école de pensée, culture générale, et études contre-culturelles. Comme vous pouvez le constater, des matières presque ordinaires en côtoient d’autres nettement plus abracadabrantesques. Conséquence directe de ce mélange des genres : les étudiants qui parcourent les couloirs sont hauts en couleurs et comportent des punks, des gothiques, des chevaliers en armure, des clowns, des sorciers, des sportifs, des musiciens ou encore des cuisiniers en toque blanche.

Tout ce beau petit monde bénéficie de la direction artistique typique du studio, qui rappelle les films d’animation en pâte à modeler façon Wallace et Gromit. Et puisque l’on parle d’animations, il convient de saluer toutes celles qui peuplent le jeu. Les élèves et professeurs qui ont une envie pressante se précipitent de manière comique jusqu’aux toilettes, les individus fatigués se traînent avec une démarche abattue, un effet de tourbillon doublé d’une pixellisation vient censurer les entrées et sorties de douche, les concierges propulsent du désodorisant et se pincent le nez lorsqu’ils nettoient les dortoirs, et la moindre installation dédiée aux cours ou aux loisirs est prétexte à l’affichage d’animations détaillées et bien marrantes. L’ensemble n’atteint peut-être pas tout à fait le niveau d’absurdité des maladies de Theme Hospital et Two Point Hospital, mais il y a tout de même de quoi faire. Omniprésent, l’humour vient même se loger dans de nombreuses descriptions textuelles, tandis que les annonces radiophoniques ne manquent généralement pas de cynisme, par exemple lorsqu’elles qualifient les étudiants de “bruyants, téméraires, sales, malodorants et généralement désespérés”. Hélas, ces messages qui ponctuent régulièrement la partie ne sont pas doublés en français. Et lorsqu’on est plongé dans des opérations de construction et de gestion, on pense parfois un peu trop tard à lire les sous-titres.

 

UN JEU QUI A TOUTES SES FACULTÉS

Il faut dire que Two Point Campus laisse peu de répit au joueur, qui a toujours quelque chose à faire. Il importe évidemment de maximiser le niveau des étudiants, et donc de leur fournir des professeurs compétents, des bibliothèques, des amphithéâtres et des salles de cours particuliers. Mais il est également nécessaire de gérer des contingences plus matérielles, telles que des dortoirs, des distributeurs de snacks et de boissons, des points de restauration, des toilettes ou des douches. Et au-delà de la faim, de la soif et de l’hygiène, le bien-être social doit lui aussi être développé, notamment via le placement dans l’université de structures aptes à renforcer les amitiés et relations amoureuses (banc, baby-foot, statue de Cupidon…) et de salles propices au divertissement (syndicat des étudiants, foyers, clubs…). Au fil de la campagne, qui nous fait passer régulièrement d’un campus à un autre, les paramètres à gérer et les éléments à placer deviennent de plus en plus nombreux. Très vite on se retrouve à faire un emprunt bancaire (d’un simple clic, rien de rébarbatif) pour embaucher du personnel plus qualifié, à placer des radiateurs un peu partout pour dégeler les étudiants, à programmer différents événements festifs, à renommer ou changer la tenue de certains membres du personnel, et même à décorer et organiser les espaces extérieurs. C’est l’une des nouveautés majeures et bienvenue par rapport à Two Point Hospital, qui nous laissait désespérément entre quatre murs. Les parcs et jardins sont ici interactifs, et non purement décoratifs. Il y a donc en permanence des tas de choses à surveiller, construire, améliorer, gérer ou encore observer. Il suffit pour s’en convaincre de cliquer sur un élève ou un étudiant et de parcourir les différents onglets détaillant son humeur, ses besoins, ses aptitudes, ses traits, ses relations, sa personnalité, etc. Incontestablement riche, Two Point Campus reste cependant accessible à tous grâce notamment à son système d’objectifs et de score. Obtenir une étoile suffit pour passer au campus suivant, et les débutants pourront donc s’en contenter. Mais les acharnés et les habitués des jeux de ce type chercheront à obtenir trois étoiles dans chaque université, ce qui représente un défi nettement plus élevé.

 

PRESQUE LES FÉLICITATIONS DU JURY

Les deux types de joueurs profiteront d’une interface forcément un peu chargée, mais relativement claire et intuitive malgré tout. Ce qui est presque un tour de force, puisque la sortie sur consoles impose le support complet de la manette, en plus du couple clavier-souris. Two Point Campus mérite également d’être salué pour la possibilité de simplifier les étapes de construction les plus répétitives et fastidieuses, grâce à une fonction de copier-coller qui permet de cloner une salle entière dans une même université, et une fonction de modèles qui permet de sauvegarder une salle et de la réutiliser telle quelle (ou après modification) sur un autre campus. Les étapes initiales et incontournables de construction d’amphithéâtres et autres dortoirs s’en trouvent agréablement raccourcies. La copie rendue par Two Point Studios est donc presque parfaite, mais il y a tout de même quelques petites choses qui nous chagrinent. Ainsi, la gestion du temps manque clairement de crédibilité et de réalisme. Que le temps soit accéléré par rapport au temps réel, c’est évidemment indispensable. Mais faire totalement l’impasse sur le concept de jour et de nuit nous semble regrettable. Le rythme de vie des étudiants de la vie réelle (cours le jour, fêtes ou sommeil la nuit) s’en trouve mal retranscrit, puisqu’on en observe certains s’allonger quelques secondes dans leur lit quand d’autres sont en plein cours. Nous avons également rencontré un ou deux bugs, notamment une fausse alerte sur les éléments de végétation. A plusieurs reprises ils se sont retrouvés surmontés d’un point d’exclamation sur fond rouge. Heureusement, déplacer une seule haie pour la remettre exactement à sa place suffit à résoudre le problème pour tous les éléments. Enfin, comme on pouvait le craindre, le jeu n’échappe pas au syndrome “Two Point Hospital 1.5” malgré le changement de contexte. C’est un moindre mal, et vu la réussite de son jeu précédent, on comprend aisément que le studio n’ait pas souhaité trop revoir sa copie.

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